‹ De La Conduite A Tenir dans les Plaies Thoraco-AbdominalesChapitre 7 sur 32 · RES TS · texte numérisé non relu

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ou, dumoins, étantdonnées les dimensions de l'arme, sa forme, la direction du coup, on peut reconstituer en parlie le trajet, en deviner la gravité, aller droit à l’organe lésé et se permettre de négliger l'examen des viscères plus éloignés qui, on en est sûr, étaient, de par leurs rapports normaux, irop éloignés pour avoir été atteints.

Toutes les armes blanches, couteaux, épées, fleurets ou tiges métalliques quelconques, chute sur une grille, coups de corne, etc., peuvent être des causes de blessures. Le couteau est de beaucoup la cause la plus fréquente. Il m'a également été donné d'observer un cas de blessure thoraco-abdominale chez un malade venant dans sa chute littéralement s’embrocher sur un des pieux de sa charrette (1).

Quelquefois, c’est très rare, c’est une côte fracturée qui vient dilacérer la plèvre et le diaphragme.

La plaie est-elle le résultat d’un coup de feu? Il est beaucoup plus malaisé de dire le trajet du ou des projectiles. On sait combien, parfois, toutes les prédictions sont

déjouées, et quant à la direction, et quant à la profondeur de pénétration de la balle. La difficulté s'accroît d’ailleurs

de l’étroitesse constante du point d’entrée, de l'absence d'indice sur.la direction de l’arme et, très fréquemment, de l’innocuité apparente du traumatisme. Si on y ajoute la variation de la forme et surtout du calibre du projectile, les variations de sa force pénétrante, on comprendra com-

bien plus difficile est Le diagnostic exact des lésions.

Il ne faut même pas trop se fier sur l’orifice de sortie de la balle, quand il existe. On connaît les trajets capri-

(1) Dr J, de Foxr-Réauzx (Limousin médical),

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