‹ De la conduite de la guerreChapitre 2 sur 64 · PREFACE )X · texte numérisé non relu

PREFACE )X

difficiles à nourrir, à abriter, à transporter. Une fois encore la capacité industrielle de Vun des adversa ires détermine en partie la puissance de ses armées.

Comme on le voit, ce sont bien des conditions nouvelles pour un art, la Guerre, qui se fait déjà avec des moyens nouveaux. Autant dire qu'elle est un art tout nouveau. Comment en trouverait-on les règles précises dans un ouvrage de igo3?

Malgré cela, les vérités fondamentales qui régissent cet art restent immuables, de même que les principes de la mécanique régissent toujours V architecture, qu^il s'agisse de construction en bois, en pierre, en fer, ou en ciment armé; de même que les principes de r harmonie régissent la musique quel qu'en soit le genre. Il reste donc toujours nécessaire d'établir les principes de la guerre.

Malgré cela, et même à cause de cela, les hommes appelés à conduire les troupes devront se préparer à traiter, devant un horizon de plus en plus large, des cas de plus en plus variés. C'est bien encore en développant, par l'étude, leur puissance d'analyse, puis de synthèse, c'est-à-dire de conclusion, dans un sens purement objectif, devant des cas vécus, pris pour cela dans l'histoire, afin d'éviter toute déviation de l'étude, qu'on leur donnera la capacité d'asseoir une décision prompte et judicieuse, qu'on leur assurera, de plus, par la conviction de savoir, la confiance suffisante pour prendre cette décision sur le terrain de l'action.

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