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LA MARCHE A LA SARRE I

tourner l'une des ailes de la couverture ennemie, n'amènerait que des entreprises bien longues, sans résultat sans doute. Par contre, la cavalerie en masse remplira, aujourd'hui comme par le passé (1806), à la couverture ou à l'avant-garde en manœuvre, le rôle de grosse réserve très mobile, capable de renforcer le point qui cède, ou de parer un mouvement débordant. Après les premières rencontres encore, quand les armées opposées auront repris du champ, c'est à des masses de cavalerie qu'il faudra s'adresser pour fournir les premiers renseignements que seule une supériorité numérique incontestable leur permettra d'obtenir (').

Tout ceci montre la nature des problèmes qui se posent aux masses de cavalerie aux débuts d'une guerre, comme aussi la souplesse et l'élasticité à réserver aux formations de l'arme; elles doivent être fixées par la nature de l'objet du m msitt.

\ l'abri de ce dispositil, Moltke entreprenait, comme on l'a vu :

i) La réunion de la II* armée sur la ligne Alzey, Gôllheim, Grûnstadt (ordre du 29 juillet), réalisable le 2 août ;

2) Le transport de cette armée en avant (ordre du 3i juillet), en poussant par voie de terre les éléments débarqués, et en avançant en même temps les points de débarquement des éléments en cours de transport.

En fait, on avait alors, le 3i juillet :

A la 11^ armée :

Le IIP corps à Wôrrstadt, avant-garde à Fiirfeld;

Le IV^ corps à Grûnstadt, avant-garde à Kaiserslautern;

(') Parfois aussi, sur le champ de bataille, y aura-t-il intérêt à réunir sois un commandement unique les divisions de cette arme que les circonstances amènent à faire travailler ensemble. On leur procure ainsi les bénéfices d'ur e action combinée qui eût largement favorisé les divisions françaises du lôaoït 1870, pour n'en citer qu'un cas.

Il8 LA MANŒUVRE POUR LA BATAILLE

Suivis à peu de dislance par deux autres corps : X^ el Garde.

A la r^ armée :.

Le VHP corps marchant en deux ( Thalfang, Wadern. colonnes | Thalfang, Birkenfeld.

Le VI I^ corps également en deux colonnes aux environs de Trêves.

Le I*' août, on devait faire repos, l'armée ne devant pas atteindre avant le 3 août la ligne Wadern, Losheim.

Cette mise en marche du gros des forces sous la protection de l'avanl-garde de cavalerie imparfaitement constituée qu'on vient de voir appelle des observations.

L'armée ne sera en effet éclairée dans sa marche par cette nombreuse cavalerie que si le vide et l'immobilité continuent d'exister du fait de l'ennemi; s'il y a, en un mot, renseignement négatif. Dans le cas contraire, l'offensive partielle, même très restreinte, des Français met la cavalerie allemande en retraite et cela sans qu'elle puisse mesurer l'importance de l'attaque, faute de moyens de résistance; la sonnette d'alarme de la Sarre fonctionne pour le compte du commandement allemand. Il suspend la traversée de la région boisée, sans raison sérieuse. Il peut à ce compte l'ajourner longtemps. Aussi, sans plus l'attendre, se passe-t-il de ce renseignement et ordonne-t-il, le 3i juillet, le mouvement en avant de la IP armée.

Mais alors, si les Français, prenant l'offensive, font observer la r^ armée par un de leurs corps d'armée et marchent avec les quatre autres contre la IP armée, ils trouvent dans les premiers jours d'août, comme on vient de le voir :

Le IIP corps débouchant par Wôrrsladt, suivi à distance par le X^;

Le IV^ débouchant à Kaiserslautern, à 3o kilomètres de la route précédente, suivi également de loin par la Garde.

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