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LA MARCHE A LA SARRE 12. S

bourg, les corps de Lorraine passaient, pour les opérations, sous les ordres du maréchal Bazaine; ceux d'Alsace, sous les ordres du maréchal de Mac-Mahon ; mais l'Empereur se réservait le commandement de la Garde et des réserves; les maréchaux conservaient en outre le commandement propre de leurs, corps d'armée ; on ne constituait pas d'état-major d'armée. L'absence complète d'idées caractérise ce semblant d'organisation ; il ne répond d'ailleurs à aucun projet militaire. Les armées ne seront formées que sur le papier; elles ne fonctionneront pas.

Revenons du côté allemand pour y sentir le contre-coup des agissements français. Quelque faible qu'ait été l'échauffourée de Sarrebruck, elle se fait en réalité sentir sur l'attitude des troupes prussiennes les plus voisines de la Sarre, ceci est naturel ; elle se fait également sentir sur le gros de^ forces, sur la V^ armée en particulier, conséquence contraire aux principes, résultant forcément de l'insuffisance de la couverture, de^ l'incomplet du système de forces adopté par Moltke. Pour comprendre cette inévitable répercussion, il faut remonter à la situation initiale de la T' armée.

D'après les instructions données à Berlin aux chefs d'étatmajor d'armée : « Cette armée devait opérer uniquement sur le flanc gauche de l'adversaire, aussitôt que celui-ci prendrait l'offensive ou s'étabhrait en deçà de Metz...

« La tâche tout indiquée était d'appuyer la I^ armée, d'en former en quelque sorte une fqrte aile droite... Les opérations commencées, ne pas agir isolément, mais se concentrer et se régler sur la IP armée. »

Comme mesure d'exécution, le déploiement devait tout d'abord se faire sur la ligne Mersig, Sarrelouis, pour le 3 août, mais en raison du retrait de la IP armée, reportée, comme on le sait, sur le Rhin, on avait modifié les ordres et prescrit.

124 LA MANŒUVRE POUR LA BATAILLE 2 ttOÛl

le 29 juillet, d'aboutir à la concenlralion sur le front Losheim, Wadern, à la même date, 3 août.

En conséquence de ces instructions, on trouvait :

Le VI> corps concentré le 3i juillet à Trêves;

Au repos le i" août en ce même point;

Arrivé le 2 août sur la ligne Sarrebourg, Zerl.

Quant au VHP, plus tôt prêt, il a fourni les détachements de couverture ; ses mouvements sont plus avancés, et ses tendances plus accentuées; il va se préparer à soutenir en cas de besoin les détachements de la Sarre (').

2 août

Le 2 août, le VHP corps présente :

La 1 5*^ division à Wadern ;

La 16' division entre Wadern et Lebach (près de Lebach);

L'artillerie de corps à Nonnweiler.

/ I bataillon (du 20^), i batterie, i escadron à Sous I - ., ^ '

Heusweiler;

le qénéral , , .„ , , , x , . , . , ,

. I 2 bataillons (du 40') et i batterie (arrives le

j 3i à Guichenbach, le 2 à Raschpfuhl);

„ , « , , [2 escadrons (q" hussards) à Rehlinqen, Dil- Raschpfuhl : ! ,. ^^ "^

lingen.

En cas d'attaque, Gneisenau doit se retirer sur Lebach.

Ce système de sûreté mérite de fixer l'attention. Car il est en profondeur et non linéaire, malgré les apparences. S'il y a près de 20 kilomètres de Sarrelouis à Sar-

(■) A Sarrebruck : II»; bataillon du [\o^ et trois escadrons du 7« ubIaDS sous le lieutenant-colonel Pestel ;

I Malstadt, En aval : un bataillon du Og^ tenant < Vôlklingen,

( Wehrden ; A Sarrelouis : deux bataillons du C)(f.

2 août

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