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LA MARCHE A LA SARRE

rebruck, il y a 12 kilomètres de rayon de Heusweiler à I'ue de ces points.

La répartition de l'infanterie et de la cavalerie est faite d'après ce que l'on sait de l'ennemi.

Là où il est reconnu, on se garde effectivement, on organise la résistance ; il y a de l'infanterie (de Sarrebruck à Sarrelouis).

Rehlingen

Use'

Là où il n'est que signalé, mais peut venir, on observe : c'est de la cavalerie (Rehlingen, Dillingen), avec de l'infanterie en arrière, prête à résister.

De quelle nécessité est né ce système? De la faiblesse, reconnue par le général de Gœben, des troupes qui sont établies sur la Sarre. Mais le maintien de ces troupes sur la rivière semble inutile aujourd'hui au Grand Quartier Général; elles y ont été pUcées pour signaler la possibihté ou l'impossibilité de concentrer la IP armée à Neunkirchen, Hombourg ; pour signaler l'attaque éventuelle de l'ennemi ; or,

IP.Ù LA MANŒUVRE POUR LA BATAILLE 2 aOlll

on a décidé, le 22, de débarquer cette IP armée sur le Rhin, la question est réglée. Aussi, le 3o, apprenant que l'ennemi se concentrait sur la Sarre, le Grand Quartier Général a-t-il prescrit de retirer de Sarrebruck l'infanterie, qui j est. pense-t-on, inutilement compromise.

Mais le commandant du VHP corps, se trouvant en mesure de l'y appuyer, a demandé et obtenu, le 3 1, l'autorisation de l'y maintenir, et pour l'y soutenir, au besoin, il a développé le système d'échelonnement de la brigade Gneisenau.

C'est en présence de ce dispositif Gneisenau que se livre le combat de Sarrebruck.

Le combat est d'abord soutenu par deux compagnies qui tenaient la région au sud de Sarrebruck; elles défendent le Winterberg et, en arrière, le Lôwenberg; puis Saint- Arnual et le Repperlsberg.

Les compagnies de réserve sont accourues de Saint-Jean. Le général Gneisenau est arrivé à 1 1 heures ; il appelle bientôt un bataillon et quatre pièces de Raschpfuhl à Saint-Jean pour recueillir les troupes au feu : à midi, les Français ayant rejeté les Prussiens sur la rive droite de la Sarre, le combat cesse; il recommence bientôt à coups de canon d'une rive à l'autre ; à 2 heures, Gneisenau ordonne la retraite sur Raschpfuhl, puis sur Hilschbach, où il appelle également les détachements de Vôlklingen, de Dudweiler, de Burbach, Malstadt, ainsi que la réserve de Heusweiler : s'il y est attaqué, il se retirera sur Guichenbach.

Dispositions correctes, dirons-nous, saui en ce qui concerne les détachements qui eussent dû être maintenus en place : à Vôlklingen et Dudweiler, pour observer.

En même temps, le commandant de la division (Barnekow) a rejoint la brigade Gneisenau; la seconde brigade (Rex) de la division, à Lebach, a pris les armes et s'est préparée

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à, marcher sur Heusweiler. Le soir du 2, il ne reste au repos, du VHP corps, que la i5^ division à Wadern.

Mais bien plus, l'ennemi n'ayant pas suivi les troupes en retraite, le contact a été' perdu dans la soirée même du 2, le commandant du corps d'armée, qui, à Wadern, a été informé des faits, ordonne alors pour le 3 :

Au général Gneiseiiaii, de reprendre le contact en portant des détachements sur Sarrebruck, Dudweiler, Vôlklingen; ■ A la 16^ division, de se porter sur Heusweiler;

A la jo^ division et à Fartillerie de corps, de se porter sur Lebach.

Le commandant de la P^ armée informé approuvait ces

dispositions du VHP corps et ordonnait au VIP corps

( la i3^ division à Merziq, de porter le même lour, o, < , , ,. . . , „ , „ ^ Ma 14^ division a Brozdorl.

C'est ainsi que la P^ armée sera, le 3 août, non sur la ligne Losheim, Wadern, comme il avait été prescrit par le Grand Quartier Général, mais sur le front Merzig, Heusweiler à 8 ou 10 kilomètres de la frontière, situation qui peut créer toute sorte de dangers, mais qui résulte du développement naturel des faits^ en l'absence d'un service de sûreté organisé, en présence des besoins inéluctables auxquels il répond et que l'on ne peut supprimer, les troupes du corps de bataille, que l'on voudrait cependant réserver pour une action ultérieure d'ensemble, prennent en réalité ce service, à leur compte.

Les besoins inéluctables, c'est le contact à reprendre : du moment où l'ennemi agit, il faut bien le suivre, l'observer; plus il menace, plus il demande à être surveillé.

C'est ensuite le retard à lui imposer, car il risque de troubler la concentration, puis la marche difflcile de la H^ armée; il faut être prêt à l'arrêter; et alors la P^ armée s'avance.

« Dans l'opinion du commandant en chef de la P" armée, îe

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rôle de celte armée était le suivant : couvrir, en opérant offensivement, le flanc de la II" armée pendant son déploiement; attirer les forces de l'ennemi sur la I"" armée pour faciliter la marche en avant et le déploiement du centre des trois armées allemandes, et le jour où la IP armée ne pourrait plus avancer sans combattre, prendre une part efficace à la lutte ('). »

Voilà ce que pense le commandant de la I" armée, en l'absence d'une troupe spécialement organisée pour fournir la sûreté.

A la 11^ armée, dans cette journée du 2, le mouvement s'effectue comme il a été ordonné ;

Le IIP corps atteignant Meisenheim, Alsenz;

Le IV^ corps atteignant Kaiserslautern.

Dans la soirée du 3, Moltke, qui vient d'apprendre l'atta- ([ue de Sarrebruck, télégraphie de Mayence :

« Au cas où les Français auraient pris l'offensive par Sarrebruck et Sarreguemines, les IIP et IV^ corps resteraient en place le 3, les autres corps de l'armée serrant à demi-journée.

« Dans le cas contraire :

« Le IIP corps pourrait venir à Baumholder;

Le IV^ corps pourrait venir à Landstuhl; débouchés ouest de la région boisée.

Là encore s'impose un temps d'arrêt causé par l'événement et l'inconnu qui le suit, toujours faute de sûreté.

3 août

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