IP ARMÉE
Dans la journée du 4? Frédéric-Charles a rendu compte au Grand Quartier Général de la marche de certaines co-
4 et 5 août LA MARCHE A LA SARRE 1 45
lonnes de la l" armée sur les routes de la 11% ainsi que du refus de Steinmetz d'évacuer ces routes le 5. Ces difficultés ne l'arrêtent pas. Le mouvement sera continué; toute l'armée même y participera.
En fait, à cette date, les 5' et 6* divisions de cavalerie ont commencé leurs reconnaissances sur la frontière française. Certaines de ces reconnaissances sont arrivées à i5 et 20 hilomètres de cette frontière, sans être gênées aucunement par la cavalerie française. Tous les renseignements envoyés par cette cavalerie montrent que Saint-Jean sur la rire droite de la Sarre n'est pas occupé, que la gauche de la position française ne s'étend pas au delà de Sarrebruck, mais en outre que l'ennemi semble en retraite et qu'il n'en viendra plus vraisemblablement à un engagement sur la Sarre, au total qu'««e attaque des Français devient de plus en plus invraisemblable. On sait d'ailleurs que la IIP armée franchit le 4 août la frontière ; on apprend bientôt sa victoire à Wissembourg, et alors on peut entreprendre, sans danger, la traversée de la région boisée, cette traversée qui aurait dû cependant amener la 2' armée à la bataille de la Lauter (télégramme du Grand Quartier Général du 3 août midi), en cas d'une rapide offensive des Français les 2 ou 3 août. Notons donc au passage : si les Français avaient pris l'offensive le 2 ou le 3, la masse de la IP armée, qui n'est mise en marche que le 5, ne pouvait être concentrée à temps sur la Lauter, pour la bataille prévue ; elle devait alors déboucher avec des colonnes séparées en présence de l'adversaire, il est probable qu'en raison de ces difficultés on eût différé le mouvement en avant même le 5 ; une fois de plus, la bataille de la Lauter ne pouvatV être montée, faute de sûreté.
Mais le 4 au soir, par suite de l'immobilité bien établie des Français, du succès de la IIP armée, la situation est
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autre, on peut oser; la décision est prise ; la \P armée franchira la région boisée. De là, l'ordre ci-dessous :
IP Armée
ORDRE tiÉNÉRAL Quartier général de Winnweiler, le 4 août 1870.
« D'après les renseignements fournis par la civalerie, l'ennemi se trouve en forces considérables (corps Frossard) sur les bords de la Sarre, à Sarrebruck.
« Aujourd'hui, la P* armée allemande est à Lebach, Oltweiler, avec son quartier général à Tholey, et la III' armée a franchi la frontière d'Alsace.
« La II" armée va exécuter de la manière suivante son déploiement sur la ligne Neunkirchen, Deux-Ponts.
« Le III* corps marchera :
« Le 5 août, avec le quartier général el la tête de colonne jusqu'à Saint-Wendel, où il se cantonnera dans un rayon de 8 kilomètres, au nord et à l'est de celle ville.
« Le 6 août, le corps d'armée viendra sur Neunkirchen, où il aura été devancé, le 5, par la 5* division d'infanterie. Le 7 août, le IIP corps poussera une avant-garde jusqu'à Sulzbach, pendant que les 5* et 6^ divisions de cavalerie continueront à assurer le service des avant-postes devant l'ennemi, jusqu'à ce que je donne l'ordre de les relever.
« Cette preiscriplion, relative à la cavalerie, s'appliquera à tous les corps.
c( Le X* corps se portera :
(c Le 5 août, par Kusel, jusqu'à Konken; avec sa tête de colonne; la queue arrivera, si c'est possible, jusqu'à Ulmet. Le quartier général s'établira à Kusel.
4 et 5 août LA. MARCHE A LA SARRE 1^7
« Le 6 août, la têle de colonne gagnera Klein-Oltweiler, le quartier général Waldmohr ; la queue serrera autant qu'elle le pourra...
«: Le 7 août, le corps se concentrera sur le chemin de fer, à Bexbach, et jettera, le 8, une avant-garde jusqu'à Saint- Ingbcrt.
Le IV"" corps viendra :
« Le 5 août, jusqu'à Deux-Ponts avec la 8"^ division d'infanterie, et avec le reste des troupes jusqu'à Hoinbourg, où s'installera le quartier général.
« Le 6 août, le corps d'armée gagnera Deux-Ponts (quartier général) et lancera une avant-garde jusqu'à hauteur de Neu-Hornbach.
La Garde ira :
« Le 5 août, jusqu'à Mûhlbach avec sa tête de colonne • elle transportera son quartier général à Landstuhl; la queuo serrera jusqu'à Kaiserslaulern. En dehors de celte dorn'èie ville, on ne devra pas s'étabhr dans les localités au nord de la ligne ferrée : Hochspeyer, Kaiserslaulern, Hauptstuhl. La division de cavalerie de la Garde suivra le mouvement, en se conformant aux indications précédentes.
« Le 6 août, la Garde atteindra flombourg avec sa tête de colonne; la queue serrera jusqu'à Hauptstuhl, quartier général à Hombourg.
(( Le 7 août, le gros du corps gagnera Bliescastel; le lendemain, il jettera deux avant-gardes vers Annweiler et dans la vallée de Blies.
(( Le LK^ corps gagnera :
« Le 5 août, la zoae située sur la rive droite de la Lauter, de Katzweiler à Kaiserslaulern exclusivement, celle der-
l48 LA MANŒUVRE POUR LA BATAILLE 4 ^t 5 aoÛt
nière ville demeurant affectée à la Garde. Il se cantonnera sur une profondeur de 8 kilomètres au nord de la Lauter : le quartier général viendra à Otterberg.
« Le 7 août, le IX^ corps devra occuper une zone s'étcndant de Waldmohr (où sera le quartier général) jusqu'à Over et Nieder-Miesau.
« Je laisse au corps d'armée le soin de s'assurer, par des reconnaissances, si d'Otterberg une partie de ses troupes pourra gagner cet emplacement, en prenant au nord de Reichs-Wald et de Landstuhl-Bruch. Dans tous les cas, on pourra utiliser également la grande route pour le mouvement du 6 août, et occuper des cantonnements dans la région comprise entre Hauptstuhl et Landstuhl inclusivement.
« II sera rendu compte, demain, des dispositions adoptées pour la marche du cprps d'armée dans la journée du 6, et du point où s'établira le quartier général ce jour-là.
« Le XII^ corps marchera :
« La 5 août, avec sa tête de colonne jusqu'à Enkenbach. Mehlingen, Neunkirchen (près Ober-Mehlingen), et prendra son quartier igénéral à Enkenbach.
« Le 6 août, le corps gagnera Kaiserslautern (quartier général) et les environs immédiats, à droite de la Lauter.
K Le 7 août, il viendra avec sa tête de colonne jusqu'à Mûhlbach, avec la queue jusqu'à Landstuhl, où s'établira le quartier général.
« Le 8 août, le corps d'armée s'avancera jusqu'à Hombourg (où sera le quartier général).
« La Garde, le IX* et le VIP corps, ayant à faire usage, pour se porter en avant, d'une route qui forme un long défilé de 38 kilomètres, laisseront dans la région de leurs
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cantonnements actuels le second échelon des trains, ainsi que les gros bagages. Les colonnes de combat éviteront de perdre inutilement leurs distances.
« Le second échelon des trains ne traversera la ville de Kaiserslautern que le 7 août, et dans l'ordre suivant : de 4 à 8 heures du matin, les trains du IV^ corps; de 8 heures du matin à midi, les trains de la Garde ; de midi à 4 heures du soir, ceux du IX^ corps ; de 4 à 8 heures du soir, ceux du XI I^ corps. La gendarmerie de campagne sera appelée à remplir les premiers devoirs de ses nouvelles fonctions en veillant au maintien du bon ordre, tant dans la traversée de la ville que sur la route jusqu'à Hombourg.
« Mon quartier général viendra, le 5 août, à Kaiserslautern, où la Garde, les VI% IX^ et XII' corps d'armée auront à envoyer des officiers, à 5 heures du soir^ pour y prendre connaissance des ordres.
d A partir du 6 août, mon quartier général sera à Hoiubourg, où tous les corps d'armée, ainsi que les 5' et 6' divi»sions de cavalerie, enverront journellement un officier pour y recevoir mes ordres.
« A compter de demain, toutes les lignes de relais devront être repliées.
« Dans l'éventualité d'une marche sur Tholey de la fraction du I" corps d'armée débarquée à Kaiserslautern, les gîtes de Sand et de Saint-Wendel seront tenus libres, à dater du 6 août pour le premier, et du 8 août pour le second. Ces gîtes ne devront pas être occupés par les autres corps.
<r La portion du corps (I") débarquée à Birkenfeld peut
1 5o LA MANŒUVRE POUR LA BATAILLI:: /{. Cl 0 ClOÛl
être cantonnée dès à présent sur la roule entièrement libre
(Je Tholey.
« Le général de cavalerie, « Signé : Prince Frédéric-Charles, j)
Cet ordre du 4 ^loùt appelle plusieurs observations, bien que les événements survenus le 6 en aient empêché l'entière exéculion :
i) Peut-élre eùt-il gagné en brièveté et netteté à être présenté sous l'orme de tableaux; ce n'est là qu'une question de forme. Quoi qu'il en soit, il règle jusqu'au 8 les mouvements de six corps d'armée, dans des conditions particulièrement difficiles; il est plein de simplicité cependant; laisse une grande part à l'initiative des sous-ordres; n'entre dans l'indication des moyens à pratiquer que dans la mesure nécessaire pour garantir le libre jeu des corps d'armée, les uns par rapport aux autres ; il ne fixe des prescriptions tactiques qu'en tant qu'elles intéressent la sûreté de l'armée pendant sa marche ; il règle alors la tâche de certaines avant-gardes; avec juste raison, il ne parle pas d'avantpostes.
L'art de commander n'est pas celui de penser et de décider au lieu et place de tous les subordonnés.
En fait, si la marche, notamment celle de quatre corps (IV^, Garde, IX^ et XIP), S^ur une même roule donna lieu à dfe nombreux à-coups, à d'importants retards et amena des fatigues considérables, par suite notamment de l'élévation de la température, les troupes purent toujours arriver à destinalion/dans la journée prescrite.
Il n'en fut pas de même des convois (deuxièmes échelons) : d'après l'ordre de l'armée, ceux de la colonne principale devaient traverser Kaiserslautern, le 7 :
De 4 heures à 8 heures pour le IV^ corps;
4 et 5 août LA MARCHE A LA SARRE l5l
De 8 heures à midi pour la Garde ;
De midi à 4 heures du soir pour le IX^ corps;
De 4 heures à 8 heures du soir pour le XIP corps.
Mais le 6, le XIP corps avait arrêté sa tête de colonne à Kaiserslautern, sa queue à lo kilomètres à l'est de cette ville ; par suite, le 7 au malin, tout le corps d'armée dut traverser la ville de Kaiserslautern, opération d'une durée d'environ six heures. C'est ainsi que la localité ne fut évacuée par le XIP corps que vers 1 1 heures, tandis que les convois du IV^ corps s'y présentaient dès 4 heures du matin, ceux de la Garde dès 8 heures : de là résultèrent des retards, un encombrement, un désordre qui se transmirent aux convois des autres corps d'armée. L'état-major de la IP armée salait évidemment trompé en voyant Kaiserslautern évacué dès 4 heures du matin par le XI P corps; il avait en tout cas manqué de prévoyance en supprimant tout espace de temps entre le mouvement des troupes et celui des convois, en serrant ceux-ci à bloc sur les colonnes de combat. Un jeu de six heures libres, réservées en tout hypothèse, eût amené à présenter les convois à Kaiserslautern à partir de midi et évité les inconvénients signalés plus haut.
2) La question à régler dans l'ordre du 4 était d'ailleurs particulière.
Etant donnés six eorps d'armée répartis coinme il a été indiqué :
Deux l IIP à Kusel. j sur un front
en première ligne. \ IV* à Mùhlbach, ) de 20 kilomètres; X' à Meisenheim, IX^ à Rockenhau- Trois 1 sen, f sur un front
en deuxième ligne. ] Garde en marche I de !\o kilomètres ;
vers Kaiserslautern,
l52 LA MANŒUVRE POUR LA BATAILLE ^ et 5 aOÛl
(La droite à 20 kilomètres de la première ligne, la gauche à l\o kilomètres de celte ligne) ;
Un en troisième ligne : XII% à Marnheim, il s'agissait de les transporter par deux routes sur le front Ncunkirchen, Deux-Ponls, pour y réaliser le dispositif :
IIP corps à Neunkirchen, avant-garde à Sidzbach;
X^ corps à Bexbach, avant-garde à Saint-Ingbert;
Garde à Hombourg ;
IV^ corps à Deux-Ponts, avant-garde à Neu-Hornbach ;
IV^ corps «à Waldmohr ) .,
__^^ ,,-,,, - ( deuxième liqne,
XI P corps à Miihlbach \ '' '
couverts ou du moins éclairés par les 5^ et 6^ divisions de
cavalerie qui continuaient leur service sur la Sarre.
Une première observation se présente tout d'abord; elle porte sur la nature même de la question posée; on n'a que deux routes pour faire exécuter le mouvement de six corps d'armée, ce qui impose déjà une charge moyenne de trois corps d'armée par route ; mais en raison même de la répartition des corps d'armée dans la situation point de départ, la difficulté s'aggrave ; on est conduit à faire mouvoir quatre corps d'armée sur la même route, celle de gauche, à y constituer de la sorte une colonne de plus de 100 kilomètres de longueur, avec les combaltantsseuls.
A la guerre donc, en matière de problèmes d'état-major, comme en toute autre matière, il ne peut y avoir de règle fixe. Volontiers on écrit la nécessité d'affecter toujours une route à chaque corps d'armée. Agir autrement serait, penset-on, préparer la famine aux troupes par la difficulté de faire arriver les convois à temps. En fait, la règle est souvent inapplicable, c'est- le cas actuel ; mais en outre, la règle appliquée (quand la chose est possible), affecter une route de marche à chaque corps d'armée conduit, si l'on n'y prend garde, au déploiement prématuré des forces, à l'ordre
4 et 5 coût LA iM ARCHE A LA SARRK l5P)
linéaire, sans profondeur, incapable de manœuvre, autant d'inconvénients graves qui doivent y faii e généralement renoncer. L'histoire nous montre bien la nature des questions que la guerre pose aux états-majors, exclusives de toute forme a priori visant la simplicité, la facilité du service. Les solutions à y apporter font un appel constant à la faculté de raisonner, d'imaginer et de combiner, seule capable de vaincre les difficultés inévitables, ici, d'organiser la marche des, troupes et des convois de quatre corps d'armée sur une route.
Quant à cette répartition des corps d'armée sur le Rhii^, qui impose la marche dans ces conditions délicates, elle est née de l'éventualité à prévoir d'une bataille défensive à Marnheim, discutée dans le mémoire de Moltke :
« En admettant qne les Français aient réuni toutes leurs forces contre la IP armée (iSi.ooo hommes et que celle-ci ait été contrainte de se replier sur l'armée de réserve (63.000 hommes), nous sommes en mesure, à partir du vingtième jour, d'accepter la bataille avec 200.000 hommes à peu près dans l'excellente position de Marnheim •»
C'est la bataille qu'on a préparée en fait par le retrait de la 11^ armée sur le Rhin; mais, pour que les troupes puissent occuper à temps la position et cela en l'absence d'une avant-garde garantissant le temps par un renseignement certain obtenu à distance, comme aussi par la résistance, il faut que les troupes soient à proximité de la position. Les corps d'armée ont été étabhs en conséquence.
Dans le système napoléonien, au contraire, grâce à l'organe de s,ûreté constamment tendu, qu'on appelle couverture ou avant-garde générale, concentration défensive ne veut pas dire uniquement bataille défensive, encore moins occupation réahsée d'une position déterminée, mais bien
1 34 LA MANŒUVRE VOIAI LA BATAILLE ^ ^^ ^ UCÛt
possibilité de parer l'attaque de l'ennemi par une manœuvre de la dernière heure, défensive ou olïensive, suivant les circonstances, et toujours assurée. S'agit-il de réaliser, par exemple, la manœuvre défensive, l'opération comporte évidemment l'occupation d'une position choisie et arrêtée d'avance, mais il n'est pas nécessaire que les troupes aient été au préalable maintenues à proximité de la position, car l'organe de sûreté leur garantit, au moment du besoin justement établi, le temps et l'espace de la gagner et de s'y établir. Cette combinaison de l'avant-garde générale appliquée par Mollke en 18^0 lui eût permis d'étendre davantage la zone de réunion de la IV armée sur le Rhin; de porter une partie de ses forces plus au sud, et, le moment ven-u pour entreprendre la marche vers la région Neunkirchen, Hombourg, d'utiliser une troisième route, celle de Landau à Pirmasens que couvrait d'ailleurs la IIP armée; d'y affecter deux corps d'armée, d'alléger et d'améliorer de la sorte les mouvement sbo,é aree àlsl iBazoni vsi difficiles encore.
3) Les résultats qui devaient sortir de l'exécution de l'ordre du 4 août méritent également de fixer l'attention. On devait avoir, le 5^^ par leur tête :
Le III' corps à Saint-Wendel, avanl-garde à Neunkirchen
Le IV^ corps à Hombourg, avant-garde à Deux-Ponts ;
Le X^ corps à Konken;
La Garde à Mûhlbach;
Le IX^ corps de Katzweiler à Kaiserslautern;
Le XV corps à Enkenbach;
Le () :
Le III^ corps à Neunkirchen;
Le W" corps à Deux-Ponts, avant-garde à Neu-Honibach;
Le X^ corps à Klein-Ottweiler ;
La Garde à Hombourg ;
'/ et 5 août LA MARCHE A LA SARRE l55
Le IX^ corps vers Landstuhl;
Le XI P corps à Kaiserslautern.
Le 7 :
Le IIP corps à Neunkirchen, avant-garde à Sulzbacli;
Le IV^ corps à Deux-Ponts, avant-garde à Neu-Hornbach;
Le X* corps à Bexbach, avant-garde à Saint-Ingbert
(le 8);
^ ^ , , r^,. , i avant-ciarde à Annweiler;
La (jrarde a Dliescastel "^ , i oi-
I avant-garde sur la Blies ;
Le IX^ corps à Waidmohr;
Le XIP corps à Mûhlbach.
Le dispositif est plein de puissance par la concentration et la condensation finale qu'il comporte.
Mais en fait, dans la journée du 5, la IP armée ayant atteint les emplacements prescrits, les patrouilles de cavalerie de la Sarre ont cru reconnaître des mouvements de retraite de la part de l'ennemi; le prince Frédéric-Charles, qui a communiqué cette constatation au Grand Quartier Général, à Mayence, a été invité à faire exécuter une forte reconnaissance vers Rohrbach ; les dispositions qu'il a arrêtées pour le 6 vont être p.ar ce fait modifiées du côté de Rohrbach, connue du côté de Sarrebruck, ainsi qu'on le verra par la suite.