CHAPITRE X LES SUITES DE LA VICTOIRE
7 août
r* ARMÉE
Pour comprendre les décisions du commandement aile» mand dans la matinée du 7, il faut se reporter à la soirée du 6.
Au moment où la nuit termine l'action, on n'a pas, au quartier général de la P^ armée, l'impression qu'on est vainqueur. Sur le front de Stiring au Gifert-Wald, non seulement les Français se sont maintenus, mais encore ils ont entrepris, à la fin de la journée, de vigoureux retours offensifs. On est d'ailleurs sans nouvelles de la i^® division; on ignore si elle a pu occuper Forbach; on n'a Vbtenu aucun résultat décisif; les pertes^éprouvées sont considérables : 5.000 hommes, par suite de la nature difficile du terrain sur lequel on s'est battu, et du désordre dans lequel on a attaqué.
Ordre est alors donné aux troupes de passer la nuit sur les positions conquises; mais l'intention le 7 est de les j maintenir et de n'envoyer que de la cavalerie à la poursuite de l'ennemi. Dans le but de constater la retraite et la direction de cette retraite, le 7, de grand matin, l'avant-garde du VIP corps doit se porter au delà de Forbach; Rheinbaben avec sa division tourner cette ville et éclairer à la suite de l'ennemi. On ne peut songer à pousser la victoire à fond en poursuivant l'ennemi l'épée dans les reins, car, le 6, la 3® division de cavalerie envoyée en avant du côté de Sarrelouis
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a rendu compte que, le soir encore, il y avait des forces ennemies considérables à Sainl-Avold et à Tromborn.
((. En continuant à aller de l'avant, on devait s'attendre à se heurter à des forces ennemies importantes^ et le faire isolé' ment était s'exposer à la défaite ; nos troupes étaient encore si loin qu'il fallait avant tout attendre leur arrivée ('). »
On se rend bien compte, en effet, qu'on n'a pas battu le gros des forces ennemies; qu'on peut l'avoir sur les bras d'un moment à l'autre, qu'on n'est pas en état de lui tenir tète. Toutes les conséquences de l'imprudence commise frappent alors les yeux du commandement allemand; ses craintes sont fondées même après la victoire^ ne l'étaienlelles pas davantage avant l'engagement? Comment ne Tontelles jas r.Henu le 6?
Dans ces conditions, on adopte le 7 une attitude expectante qui eût été bien plus de mise le 6 ; on arrête les premières troupes sur la Sarre, parce que la II* armée est encore incapable d'agir; mais on les arrête sur la rive gauche avec la rivière à dos, tandis que le 6 on les eut arrêtées sur la rive droite, couvertes par la Sarre, sans provoquer l'adversaire. Gomme on le voit donc, si l'ennemi, qu'on a imprudemment réveillé le 6 de sa torpeur, reprend le 7 l'action suspendue par la nuit, on est, de par le terrain et la faiblesse numérique, en très mauvaise situation.
Gomme on le voit également, le succès tactique non seulement ne peut être exploité, non seulement ne résout pas la crise ouverte, mais, à de certains points de vue, il l'aggrave. Toutes ces réflexions que l'on pouvait se faire le 6 montrent bien l'illogisme des décisions Kamecke et Steinmetz (à Eiweiler) qui compromettaient l'avenir au plus haut point. En tout cas, après avoir prescrit à ses troupes de pre-
(J-) Von Sghell, Opérations de la /"■« armée.
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mière ligne (VII^ et VHP corps) de maintenir les positions conquises; aux troupes de deuxième ligne (P"" corps et i" division de cavalerie) de serrer sur les premières, Steinmetz ordonne à sa 3* division de cavalerie de pousser des reconnaissances sur les routes de Metz; la nécessité est évidente d'observer sans retard l'orage qui menace ou qui fuit.
Le Grand Quartier général à Mayence est plein des mêmes inquiétudes; télégraphiant de bonne heure au commandant de la I'*" armée la victoire de Wœrth, il ajoute : « La résistance apportée par l'ennemi sur ce point et à l'ouest de Sarrebruck indique, suivant toute probabilité, qu'il a des forces nombreuses prêtes à marcher, dans le voisinage de la Sarre. Il est nécessaire de faire tirer cette question au clair par la cavalerie. j>
Frédéric-Charles, de son côté, prescrit dans la nuit du 6 au 7, de son quartier général de Hombourg, à la 6^ division de cavalerie de se porter immédiatement sur le champ de bataille, d'où elle entreprendra, le 7, \a poursuite , d'accord avec deux brigades de la 5* division (brigades Barby et Redern).
c( Cavalerie en avant », tel est donc le cri unanime des chefs allemands le matin du 7, mus par des sentiments divers, et visant des résultats différents : reconnaître (Moltke, Stein- METz), poursuivre (Frédéric-Charles). Quelle exécution va suivre? Disons tout de suite qu'elle sera loin de se montrer à hauteur de cette direction rationnelle.
La 6^ division de cavalerie est rendue la première sur le champ de bataille. A 5 heures, par un brouillard assez épais dans les fonds du terrain, elle lance sa i4* brigade en avant sur Forbach. La localité est encore occupée par des traînards français, et la i4* brigade s'arrête jusqu'à ce que (6'' 45) les i3^ et i4^ divisions d'infanterie l'aient enlevée.
iq'j la manœuvre pour la bataille 7 août
Singulière poursuite, dirons-nous, qui se voit paralysée par le premier obstacle, comme si elle n'eût pas dû, par des manœuvres débordantes sur les terrains libres, ici les hauteurs d'Etzling, permettant en outre l'emploi du canon, faire tomber la résistance de l'adversaire et en tout cas atteindre son but, les masses ennemies en retraite.
Quoi qu'il en soit, Forbach dégagé, la i4^ brigade de cavalerie reprend sa marche ; mais alors le commandant de la 6"" division, grand-duc de Mecklembourg, loin de l'appuyer, garde le restant de la division (i5® brigade) « en réserve » à son bivouac du terrain de manœuvre de Sarrebruck, comme si l'infanterie du VIP corps, avancée aux environs de Forbach, ne constituait pas aux escadrons en reconnaissance un repli largement suffisant.
Quant à Steinmetz, informé, dès les premières heures de la matinée, de la poursuite si timidement entreprise cependant par la 6^ division de cavalerie, il l'invitait à « ne pas exciter l'ennemi, parce qu'il n'avait pas l'intention de porter la I'^ armée en avant le 7, mais simplement de rassembler et de remettre en ordre ses troupes mélangées avec celles de la IP armée ». Il est difficile de mieux peindre la crainte qu'il a d'un retour offensif de l'ennemi, et la situation précaire dans laquelle il se trouve pour y répondre.
La 5* division de cavalerie, arrivée sur ces entrefaites, rassemble sur le champ de bataille ses troupes disponibles (brigades Baiby et Redern et ses batteries), puis, apprenant que la G"" division a envoyé deux régiments à la poursuite, elle trouve que c'est suffisant, que cet objectif pourvoit largement à la tâche qui est de « s'attacher cependant à l'ennemi battu et lui faire le plus de mal possible », et elle décide, à 8 heures du matin, de remettre la Sarre entre elle et l'ennemi, de repasser la rivière, sous prétexte de « se concentrer vers l'aile gauche »; le passage de la rivière
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s'effectuait si lentement, pour les escadrons, au gué de Saint-Arnual, où l'on passait homme par homme, que les batteries, qui avaient affronté cependant l'encombrement des rues et des ponts de Sarrebruck, arrivaient les premières au rendez-vous de Brebach; de ce point la division se portait vers la hgne de Bhesbriicken, Bhesbolchen, en présence de Sarreguemines que l'ennemi occupait encore, couvert par la Sarre, et contre lequel la nature des lieux interdisait à la division de rien faire. Elle n'aura Sarreguemines que quand l'adversaire qu'elle doit poursuivre voudra bien l'évacuer.
Ainsi finissait piteusement la poursuite, si nettement ordonnée cependant par Frédéric-Charles à ses deux divisions de cavalerie. Que l'idée de réunir ses forces ait assiégé le commandant de la ^^ division, en présence de l'ennemi, rien de plus naturel, mais c'est « en avançant » qu'il eût dû la réaliser, non en mettant entre l'adversaire et ses escadrons un obstacle, la Sarre, qui les condamnait à l'impuissance.
Quant à la 3^ division de cavalerie, elle a atteint Sarrelouis, mais son chef, général de Grôben, n'ose lui faire franchir la rivière et se borne, pour exécuter la reconnaissance prescrite vers les routes de Metz, à avancer des patrouilles commandées par des officiers. Elles trouvaient Bouzonville complètement abandonné : le heutenant de Ramin, du i4^ uhlans voyait encore à Tromborn deux bataillons et un régiment de cavalerie. Le général de Grôben, en communiquant ces rapports, ajoutait que pour le moment il lui paraissait inutile d'envoyer de grandes masses de cavalerie au delà de la Sarre. La prudence la plus grande, la protection demandée avant tout à la Sarre, semblent avoir encore inspiré la 3^ division. Il n'y a pas plus de reconnaissance organisée, dans son fait, que de poursuite dans celui des 5^ et 6* divisions. Si, malgré cela, la 3^ division fournit des renseignements d'une certaine valeur, c'est uniquement à l'absence totale de cavalerie et
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de dispositions de sûreté du côté français qu'il faut attribuer ces résultats, insuffisants par eux-mêmes et que la moindre activité cavalière eût fournis plus nombreux et plus certains.
Pour terminer les réflexions qu'inspire l'emploi de la cavalerie allemande, disons que si, le 7, il était difficile de poursuivre avec des troupes de toutes armes, en raison du désordre qui régnait sur le champ de bataille, il n'y avait que des avantages à lancer des masses de cavalerie avec de l'artillerie à cheval à la suite de l'adversaire.
Le général de'Gœben, commandant le VHP corps, se montrait peut-être trop optimiste quand il écrivait à sa femme : « Je suis mécontent que nous continuions (le 9) à rester tranquilles. Si nous avions marché avant-hier (le 7), cela est dès maintenant évident, les résultats de la victoire auraient- été gigantesques. » N'empêche qu'on ne peut comprendre Steinmetz, arrêtant les timides tentatives de la 9^ division de cavalerie et maintenant sa 3^ division en arrière, à Sarrelouis, sous prétexte qu'il ne veut que des reconnaissances. Ces reconnaissances vont se faire difficilement, car les détachements de la 3^ division qui en sont chargés ont de longs trajets à faire pour atteindre la ligne des avant-postes; ils abordent alors un pays et une situation qui leur sont inconnus; ils sont faiblement soutenus.
La modération de Steinmetz est d'autant plus singulière que, comptant avec son armée former flanc ofl'ensif par rapport à la 11% il refuse constamment son aile droite, la 3^ division de cavalerie, et la consacre à un rôle exclusif de protection. Quand il disposera de la P^ division, il en usera de même. Les divisions de cavalerie sont à ses yeux, comme en 1866 d'ailleurs, des résers^es en arrière des troupes. Elles n'y rendent que peu de services, se fatiguent néanmoins, encombrent les routes et les cantonnements; il ne changera
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de manière d'agir qu'à son corps défendant, sur l'invitation formelle du Grand Quartier général.
Tout autre était la conception de Frédéric-Charles sur l'emploi de sa cavalerie, poussée toujours en avant :
Pour couvrir tout d'abord la marche dans la région boisée du Palatinat, en formant un écran, évitant le combat, déployant une activité de nature à dérouter les observations de l'adversaire et à favoriser les siennes ;
Pour prendre, dès la soirée du 4? un contact étroit avec l'adversaire, s'appliquer à lui, saisir son attitude et sa conduite au lendemain d'un échec ; les gros suivent alors de près les escadrons détachés qui appuient les reconnaissances. Les divisions fourniront ainsi plusieurs petits systèmes d'observation fortement étayés : pour poursuivre dès le 7, avec les quatre brigades (deux de la 5' et deux de la 6^ division) aussitôt disponibles ; pour reconnaître la route de Bitche à Sarreguemines.
L'exécution par les divisions de cavalerie fut, comme on le sait, très inférieure à la direction du commandant de la II" armée, et aux résultats qu'il en attendait. Elle donna peut-être tous les renseignements que l'on peut espérer de la cavalerie.
Cette insuffisance des organes de sûreté stratégique était heureusement compensée, le 7, par l'activité des agents de la sûreté tactique :
A la i3^ division d'infanterie, une reconnaissance d'officier (lieutenant Stumm du 8^ hussards) « s'était ghssée dans la nuit du 6 au 7 entre les détachements ennemis, avait pénétré jusqu'à Diesen (i mille au nord d^ Saint- Avold); le 7, au point du jour, elle avait observé un camp de plusieurs divisions et de plusieurs régiments de cavalerie à Boucheporn; elle avait vu les troupes prendre position ». C'était le 4^ corps français.
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Mais la 1 3^ division d'infanterie s'est elle-même mise en mouvement au point du jour par la Grande-Rosselle vers Forbach, à la suite de son avant-garde. Comme on le sait, Forbach est encore occupé par des débris de troupes françaises; un brouillard épais l'enveloppe et interdit l'emploi de l'artillerie; la i3^ division l'attaque à 6''3o avec l'infanterie de son avant-garde dans les deux directions de l'ouest et du nord; on y rentre sans difficulté. L'ennemi se retire en petits détachements, d'un côté, par la route de Sarreguemines vers le sud, d'autre part, en suivant la route Saint-Avold où il tient encore les hauteurs de Rosbruck. De ce côté, le contact est maintenu par le i5^ uhlans (de la i4^ division d'infanterie) avec une batterie' à cheval, et la i4^ brigade de cavalerie (Grûter, de la 6^ division). La batterie s'établit à Morsbach d'où l'on voit de longues colonnes ennemies marcher en retraite vers Saint-Avold.
L'avant-garde de la i3^ division d'infanterie s'avance à Rosbruck.
Le gros de la i3' division d'infanterie s'étend de Forbach à Stiring.
La i4^ à hauteur de Stiring, à cheval sur la route.
Au VHP corps, la i6' est à Drahtzug;
— la i5^ à Malstadt et Burbach, sur la rive
droite de la Sarre.
Entre temps est arrivée, le 7 août, dit-on, au quartier général de la T* armée, une dépêche du Grand Quartier général de Mayence, datée du 6 août 5''45; se fondant sur les renseignements des 5^ et 6^ divisions de cavalerie, Moltke télégraphie : « L'ennemi semble abandonner la Sarre, Sa Majesté vous laisse libre de franchir la frontière. La Sarre doit être passée en aval de Sarrebruck, la route Saint-Avold — Sarrebruck étant réservée à la IP armée »
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Volontiers on met en doute l'existence de cette dépêche envoyée le 5, d'après la relation du grand État-major, le 6 août, d'après la correspondance du maréchal de MoHke, et dont l'Historique de la IP armée ne fait pas mention. Il paraît difficile de la justifier par des considérations mili taires; d'expliquer que le 5 ou même le 6, Moltke, sur de simples renseignements de cavalerie, jette la V^ armée sur la rive gauche de la Sarre, abandonnée à tous les dangers d'un long isolement en présence d'un adversaire intact.
Dans la reproduction de cette dépèche par Moltke, après les événements, il faut plutôt voir l'intention d'afficher l'entente, 'harmonie désirables, la communauté de vues du commandement allemand, auxquelles cependant l'entreprenant Steinmetz fausse compagnie depuis Tholey, comme aussi la pensée généreuse d'une absolution in extremis accordée après la victoire aux imprudences de la V" armée.
Quoi qu'il en soit, comment Steinmetz va-t-il interpréter, dans la soirée du 7, cette situation faite d'une double victoire bien établie à ce moment; d'un ordre du généralissime prescrivant de tirer au clair la conduite de l'ennemi, autorisant à franchir la frontière; et de renseignements encore insuffisants de sa cavalerie? C'est ce qu'il est intéressant de suivre.
Après le repos très nécessaire, paraît-il, le 7, à la suite d'une journée passée à remettre de l'ordre dans les troupes, à ralentir une poursuite que l'on croit dangereuse, les ap-. préhensions du commandant de l'armée semblent avoir augmenté et dominer de plus en plus ses décisions.
« Le général de Steinmetz avait l'intention, pour dégager ses troupes de celles de la IP armée, de concentrer son armée ^ le 8, en arrière de la Sarre entre Sarrebruck et Vôlklingen; c'était le moyen de se porter sur le terrain assigné à la
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r^ armée et de dégager la route de Sarrebruck à Saint- Avold réservée à la IP armée.
« Le commandant de la 1'^ armée ne craignait pas d'être débordé par les troupes ennemies qui pouvaient se trouver encore à Boulaj, car il pouvait envoyer la S'' division de cavalerie de Vôlklingen dans cette direction et, à partir du 8,1a plus grande partie du I" corps était en état de la suivre {')... »
Les. craintes rétrospectives continuent d'assaillir l'âme de Steinmetz. Singulier état d'esprit du chef qui, le 5, sous prétexte d'évacuer la route de Neunkirchen à Ottweiler, a porté son armée à la Sarre : qui, le 6, a prescrit de gêner les embarquements des Français à Forbach ! Le 8, deux jours après la victoire, malgré les invites de Moltke, il ne croit pas pouvoir se maintenir sur la rive gauche et il couvre sa retraite derrière la Sarre de la même nécessité de dégager les routes de la IP armée, qu'il avait invoquée précédemment pour prendre l'offensive.
Encore, à ce prix d'une forte protection demandée à la rivière, il croit ne pouvoir tenir qu'en voyant son armée renforcée des i*^^ et 3^ divisions de cavalerie, et du I" corps,, lui qui avait si résolument marché de l'avant avec deux corps d'armée seuls, les VIP et VHP. Il échappe à toute suite dans les idées, comme il échappe à toute direction du Grand Quartier général; il agit par impression et par à-coups, indices d'une volonté déjà sénile sans doute. C'est ainsi qu'il ordonnait le 7 au soir, pour faire appuyer son armée à droite et l'établir sur la Sarre le 8 :
Au VIP corps, de se diriger de Forbach sur Ludweiler^ avec une avant-garde à Laulerbach ;
Au VHP corps, de se porter sur Vôlklingen par les deux rives de la Sarre ;
(i) Von Schell, Opérations de la b^ armée.
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A la 3^ division de cavalerie, de gagner Oberfelsberg par Sarrelouis ;
Au \" corps el à la r^ division, de se former autour de Sarrelouis. Deux corps (P' et VHP) sur la Sarre, un corps (VIP) sur la rive gauche, au centre d'une épaisse région boisée, telle est la disposition arrêtée; elle rnettait la P^ armée dans une situation très discutable en elle-même, et créait, en outre, de nouveaux dangers pour la IP armée, ainiSi que la suite va l'établir.