PRÉFACE XI II
personne le grand Etat-major prussien ; par là il a préparé et formé les chefs qui, en 1870, ont pu mener son entreprise à bien.
Pour entretenir en temps de paix le cerveau d'une armée, le tendre constamment vers la guerre, il n'y a pas de livre plus fécond en méditations que celui de l'histoire. Si la guerre, prise au point de vue le plus élevé, est une lutte de deux volontés plus ou moins puissantes et éclairées, la justesse des décisions s'inspire toujours des mêmes considérations que dans le passé ; les mêmes fautes se reproduisent amenant les mêmes échecs; l'art se puise aux mêmes sources. C'est à ce titre qu'on a entrepris la présente étude. On a cherché en particulier à y revivre la vie des quartiers généraux. « Celui qui veut comprendre la guerre doit s'exercer à comprendre ceux qui la font. C'est dans les quartiers généraux que se trouve la clé de l'histoire militaire. » (York de War- TENBOURG.) Dcvaut uu pareil intérêt, on n'a pas craint d'aborder, une fois de plus, le douloureux passé de 1870 In memoriam; in spemi