‹ De la connaisance de DieuChapitre 14 sur 30 · XII · texte numérisé non relu

XII

• "Ev dfpa xa\ X^fw xa\ àpiû|iÇ xh TCpfiîtov xivouv ix(vi!|tov 8y. Metap., XII, 8.

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fonds de vérité que voici : « Que les astres sont a des dieux/ et que le divin enveloppe toute la

« nature (3t« Qe,o{ xé dcri-j oZrotxoà irepuyet to deTov

n rrjv oXy)v tpiaiM ) ; » et ces dieux secondaires sont distingués par Aristote, du Dieu souverain, en ce que lui seul est premier^ en ce que lui seul est immobile, tant en m-méme qu'accidentellement y lui seul est tout acte, a sa fin en soi* même, et est entéléchie. Les autres ne sont pas tout acte; ils sont immobiles par eux-mêmes, mais mobiles accidentellement. Lui seul encore est le premier désirable et le premier intelligible, et le souverain Bien.

Quant aux rapports de Dieu avec le monde les voici, d'après Aristote :

« Il faut considérer maintenant ^ comment la a nature universelle renferme le Bien, le souve-

* 'Etïioxotct^ov Ôè xa\ noTépwç l/^ei ^ toO 5Xoo ^lioiç xb àyoObv tuCi Tb àpioTOV, 7c6T6pov x£'/b>pia[iivov Tixa\ axixo xaô' oorb, ^ ttjv t^Çw, îj à[x^0Tép(0( é^aTcsp orpaTÊUfxa. Ka\ yàp Iv t^ TdiÇei xb eu xa\ ô oxpa- TTjybç, xa\ [iieXXov outoç. Où yàp oStoç 8ià ttJv xdiÇiv àXX' lnefvY] 8ià TouTov loTiv. Metap,, XII, 10.

TfiËODlGÉE D*AR1ST0T£ 181

« rain Bien. Est-ce comme un êlre séparé, sub- (i sistant en lui-même, ou bien comme Tordre (c du monde, ou des deux manières à la fois, it comme dans une armée? Car, le bien d'une « armée c'est l'ordre et c'est aussi son chef, sur- « tout son chef : ce n'est pas l'ordre qui cons- « titne le chef, c'est le chef qui fait l'ordre. » Âristote admet l'un et l'autre et montre les absurdités qui découlent de tout autre système. Ceux par exemple qui n'admettent pas le souverain Bien comme principe séparé, subsistant par lui-même, ceux-là, ou f< tirent les êtres du « non-être, ou, pour échapper à cette nécessité, «réduisent tout à l'unité absolue*. » Ici Aristote flétrit en passant, comme le fait aussi Platon, la vieille absurdité de l'athéisme qui tire Têtre du non-être, ainsi que la vieille absurdité du panthéisme qui ramène tout à l'identité absolue. C'est attaquer à la fois par les deux bouts les sophistes allemands actuels, îui admettent simultanément le non-être et l'identité absolue, et qui croient voir pourtant dans Aristote un puissant auxiliaire. Aristote

^va^xadOwaiv, Iv Tcàvia Tcotouaiv. Metap., xii, 10.

\^ THÉODIGÊE D'ARISTOTE

itéîùle en même temps ceux qui admettent deux principes contraires (comme le font encore ces sophistes), et montre que ceux-là « sont « forcés de donner un contraire à la science et « à la sagesse par excellence; excès que nous H évitons S » dit Aristote. Le premier principe « n'a pas de contraire (oi yàp i<rTh gvavr^ov tco « TrpcoTcp 0Tj9iv). Le premier principe est unique, tt Ceux qui prennent pour principe le nombre « et une suite infinie d'essences, chaque es- « sençe ayant son principe, font de l'univers « une collection d'épisodes et un peuple de tt principes {itzîi<ToSt<aSin rriv toj iravr^ç oi^tov « TTOJôîicTjv... xoLi opxâtç iToiXaç). Mais les êtres ne « venlent pas être mal gouvernés. Homère l'a « dit : La multiplicité des chefs ne vaut rien. « Qu*un seul gouverne. »

Ainsi se termine, avec le douzième livre de la Métaphysique d'Arîslote, ce beau résumé de Théodicée.

^ Ka\ totç [jlIv âfXXoiç dcvoY^r) t^ aotpfa xat t^ ti|JLiwT4T]fj ljti(rn{[X7j «W Ti ivavriov, 5]{xrv 8'ov(. Metap., xii, 10;

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