‹ De la connaissance de Dieu et de soi-mêmeChapitre 129 sur 207 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

hors de tout sujet ; par exemple, dans la question : Si l*dme est une substance, considérer si l'idée que nous en avons rattache à quelque sujet.

XII. Connaître aussi les modes ou les accidents par les idées ; c'est-à-dire, ne prendre, en général, pour accident ou pour mode, que ce que l'idée représente comme attaché à un sujet.

XIII. Ne prendre aussi, en particulier, pour accident ou pour mode de quelque chose, que ce que l'idée représente comme y étant attaché, par exemple, ne croire pas que le sentiment, ou l'intelligence, ou le vouloir, puisse être un mode du corps, si on peut clairement entendre ces choses sans les attacher au corps comme aii sujet qu'elles modifient.

XIV. Connaître la distinction des choses par les idées; c'est-à-dire, ne douter point, quand on a diverses idées, qu'il n'y ait distinction du côté des choses.

XV. En toute multipUcité d'idées, rechercher toujours la distinction qu'elles marquent, dans les choses mêmes ; par exemple, dans les idées de long, de large et de profond, considérées dans un môme corps, regarder les termes divers que le corps embrasse par chacune de ces dimensions.

XVI. Connaître par ce moyen la distinction des substances ; c'est-à-dire, prendre pour substances distinguées les choses dont les idées sont différentes, si ces idées représentent leur objet, hors de tout sujet. De là vient qu'on ne prend pas l'intelligence et la volonté pour des substances distinctes, non plus que le mouvement et la figure ; parce que les deux premières idées représentent leur objet dans l'âme comme dans un

sujet commun, et les deux autres dans le corps : toais les hommes regardent naturellement leur corps et leur âme, comme substances distinctes, à cause q^^ les idées par lesquelles ils entendent ces deux obje^ représentent chacun d*eux comme subsistant.

Cette proposition suit des précédentes. Car si ^^^ multiplicité dans les idées marque quelque multip^*^^ du côté, des choses, ou dans leur substance, ou A^ leurs rapports, deux idées substantielles n'étant ?•■ faites pour représenter multiplicité dans les rapp^^' la marquent nécessairement dans les substances-

Voilà les préceptes que tire la logique de la pretï^^^ opération de l'esprit. Passons maintenant à la seo^^ '

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