‹ De la connaissance de Dieu et de soi-mêmeChapitre 132 sur 207 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

cercle est, je suppose qu'il y a un cercle qui existe actuellement. Il a été vrai de dire : 7rot> est^ et mainnant il serait vrai de dire : Troie n'est plus ; tout cela regarde l'existence actuelle. Elle s'exprime aussi en notre langue d'une autre manière, lorsqu'au lieu de dire : Dieu est, on dit : Ily aun Dieu.

Le mot est, pris au second sens, ne signifle autre chose que la liaison de deux idées et de deux termes, sans songer si le sujet existe, ou s'il n'existe pas. Ainsi, quand il n'y aurait aucun cercle parfait, il est toujours vrai de dire que le cercle est une figure dont la circonférence est également distante du centre.

Les propositions où le mot est se met absolument, s'appellent dans l'École de secundo adjacente ; et celles où il sert de liaison à deux termes, s'appellent de tertio adjacente ; parce que dans les premières propositions le verbe est paraît toujours le second, et que dans les autres il est comme un tiers qui en réunit deux autres.

Dans ce dernier genre de propositions, le verbe est se supprime quelquefois, comme quand on dit : Heureux cHui qui craint Dieu ; et le plus souvent il s'exprime par un autre verbe où il est contenu en vertu, comme quand on dit : Le feu brûle. Cette parole a la même force que si on disait : Le feu est une chose qui brûle ; ou par le participe : Le feu est brûlant.

Ainsi, le verbe en tout mode, excepté en l'infinitif, est une oraison parfaite : J'aime, vous aimez ; c'est-àdire, je suis aimant, vous êtes aimant. De sorte que le verbe est se trouve ou en effet, ou en vertu, en toute proposition.

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