‹ De la connaissance de Dieu et de soi-mêmeChapitre 133 sur 207 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Division des propositions.

Les propositions se divisent, à raison de leur matière, c'est-à-dire de leurs tennes, en incomplexeid complexes, simples et composés, absolues on eoiufttionvées; h raison de leur étendue, en vnivfrselks et particulières; à raison de leur qualité, en afirmalives et négatives; enfin, à raison de leur objet, en véritables et fausses. Voilà ce qu'il nous faudra expliquer par ordre dans ce second livre.

Les propositions incomplexes sont celles qui sont composées de termes incomplexes, comme quand on dit : La tulipe est belle; la vertu est aimable. Les propositions complexes sont celles qui ont un terme ou les deux termes complexes, comme quand on dit : Le barger qui a tué un géant par un coup de fronde, a reconnu que Dieu est le seul qui peut donner la victoire.

Les propositions simples sont celles qui n*ont qu'un sujet et un attribut, comme quand on dit : La vertu est aimable. Les propositions composées sont celles qui ont un des termes, ou tous les deux doubles, comme quand on dit : £a science et la vertu sont aimables; le paresseux est lâche et imprudent; les ambitieux et les avares sont aveugles et injustes.

Les propositions composées, à proprement parler, sont deux propositions qu'on peut séparer, comme il paraîtra à quiconque y voudra seulement penser ; et c'est pour cela môme qu'on les appelle composées.

On voit maintenant la différence entre la première

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