‹ De la connaissance de Dieu et de soi-mêmeChapitre 143 sur 207 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Des propositions qui se convertissent- La conversion de propositions et la transposition qu'on fait dans leurs termes, la proposition demeurant toi:gours véritable.

430 lA LOGIQUB.

On appelle transposition des termes, lorsque dn sujet on fait l'attribut, et que de l'attribut on fait le sujet : comme quand on dit : L'homme est raisonnable, et Le raisonnMe est homme. Ces propositions s'appellent converses.

Il y a la conversion qu'Âristote appelle parfaite^ et celle qu'il appelle imparfaite ^

La parfaite est celle où la converse garde toujours la même quantité; c'est-à-dire, quand l'universelle, malgré la conversion de ses termes, demeure toujours universelle, et que la particulière demeure toujours particulière ; comme quand je dis : Tout homme est animal raisonnable; tout animal raisonnable est homme, ou : Quelque homme est juste, quelque juste est homme : cette conversion est appelée, dans l'Ëcole, conversion simple.

L'imparfaite est celle où la converse Ae garde pas la même quantité, comme quand je dis : Tout homme est animal; quelque animal est homme : cette conversion est appelée, dans l'Ëcole, conversion par accident.

Gela posé, il est certain que, pour faire une conve^ sion parfaite, il faut que les termes soient absolument de même étendue ; comme, par exemple, homme et animal raisonnable ; car alors ils conviennent et cadrent, pour ainsi dire, si parfaitement, qu'on les peut convertir sans que la vérité soit blessée; à peu près comme deux pièces de bois parfaitement égales, qu'on peut mettre dans un bâtiment à la place l'une de l'autre, sans que la structure en soufire.

Mais les termes peuvent être considérés comme égaux, ou en eux-mêmes, ou en tant qu'ils sont dans

^ AncUytic, prior,, lib. I, cap. u.

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