LIVRE n
Ainsi, en parcourant toutes les espèces de propositions, et les combinant ensemble, on voit comment elles conviennent, et comment elles s'excluent mutuellement ; ce qui est une espèce de raisonnement, mais qui, comme il a été dit, n'a que deux propositions.
Pour mieux faire entendre ces choses, on a accoutumé de faire une figure que voici :
Tout homme est Juste. CONTRAIRES. Nul homme n'est Juste.
Quelque homme
SOCS-COirrRAIRBS.
Quelque homme
est Juste.
n'est pas Juste.
Outre les propositions que nous avons rapportées, il y en a que TÉcole appeUe équipollentes^ qui ne s'induisent pas Tune de l'autre comme les précédentes, mais qui, selon leur nom, valent précisément la même chose, et ne diffèrent que dans les termes.
Cette équipollence se remarque dans les propositions modales. Par exemple, cette proposition : // est possible que Vhomme soit juste^ est équipoUente à celle-ci : // n^est pas impossible que r homme soit juste; et celle-ci : // n'est pas nécessaire que l* homme soit juste, est équipoUente à cette autre : // est contingent que l'homme soit
juste; et les quatre ont toutes la même force, en prenant le possible comme purement possible, auquel sens il est opposé, non-seulement à l'impossible, mais au nécessaire.
Ceci est clair et peu important; mais il a fallu le dire, afin que Ton entendit ce que TÊcole entend par équipollence.