CHAPITRE XI
Des propositions yéritables et Ikusses.
Reste à parler de la vérité ou de la fausseté des propositions, qui sont leurs propriétés les plus essentielles, et auxquelles tend toute la logique; puisqu'elle n*a point d'autre objet, que de nous faire embrasser les propositions véritables et éviter les fausses.
La proposition véritable est celle qui est conforme à la chose même ; par exemple, si je dis : Il est jour, et qu'il soit jour en effet, la proposition est véritable ; la fausse s'entend par là, sans qu'il soit besoin d'en discourir davantage.
G est une qualité merveilleuse de l'entendement, de pouvoir se rendre conforme à tout ce qui est, en formant sur chaque chose des proportions véritables ; et dès là qu'il peut, en quelque manière, se rendre conforme à tout, il parait qu'il est bien d'une autre nature que les autres choses qui n'ont point cette faculté.
Il est certain que toute proposition est véritable ou fausse ; mais on fait ici une question, savoir si les deux propositions qui regardent un futur eoniingenty