‹ De la connaissance de Dieu et de soimêmeChapitre 26 sur 93 · DU COUPS · texte numérisé non relu

DU COUPS

main'. Les mains nous sont données pnur nous défendre et pour éloigner du corps ce qui lui nuit. C'est pourquoi il n'y a endroit où elles ne puissent atteindre

On voit ensuite la poitrine, qui contient le c

; les côtes en font et en soutiennent la

Au bas est le ventre, qui enferme réstomac, le foie, la rate, les intestins ou les boyaux, par oi!i les excréments se séparent et se déchargent.

Toute cette masse est posée sur les cuisses et sur les jambes, brisées en divers endroits comme les bras, pour la facilité du mouvement et du rejtos.

Les pieds soutiennent le tout; et quoiqu'ils paraissent petits en comparaison de tout le corps, les proportions en sont si bien prises, qu'ils poi'tcnt sans peine un si grand fardeau. Les doigts des pieds y contribuent, parce qu'ils serrent et appliquent le pied contre la terre ou le pavé.

Le corps aide aussi à se soutenir par la manière dont il se situe, parce qu'il se pose naturellement sur un certain centre de pesanteur, qui fait que les parties se contre-baknceni mutuellement, et que le tout se soutient sans peine par ce contre-poids.

Les chairs et la peau couvrent tout le coips, et servent à le défendre contre les injures de l'air.

Les chairs sont cette substance molle et tendre qui couvre les os de tous côtés. Elles sont composées de divers filets qu'on appelle fibres, tors en différents sens, qui peuvent s'allonger et se rétrécir, et

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par là tirer, retirer, étendre, fléchir, remuer en di- "verses sortes les parties du corps, ou les tenir en état. C'est ce qui s'appelle muscles, et de là vient la distinction des muscles extenseurs ou fléchisseurs.

Les muscles ont leur origine à certains endroits 'des os, où on les voit attachés , excepté quelquesuns, qui servent à l'éjection des excréments, et dont la composition est fort différente des autres.

La partie du muscle qui sort de l'os s'appelle la tête ; l'autre extrémité s'appelle la queue, et c'est le tendon ; le milieu s'appelle le ventre, et c'est la plus molle, comme la plus grosse. Les deux extrémités ont plus de force , parce que Tune soutient le muscle, et que par l'autre , c'est-à-dire par le tendon, ^ui est aussi le plus fort, s'exerce immédiatement le anouvement.

Il y a des muscles qui se meuvent ensemble, en concours, et en même sens, pour s'aider les uns les autres; on les peut appeler concurrents. Il y en a d'autres opposés, et dont le jeu est contraire, c'està-dire que, pendant que les uns se retirent, les antres s'allongent; on les appelle antagonistes. C'est par là que se font les mouvements des parties et le transport de tout le corps.

On ne peut assez admirer cette prodigieuse quantité de muscles qui se voient dans le corps humain, ni leur jeu si aisé et si commode, non plus que le tissu de la peau qui les enveloppe, si fort et si délicat tout ensemble.

III, Description des parties intérieures, et premièrement de celles qui sont enfermées dans la poitrine.

• Parmi les parties intérieures, celle qu'il faut considérer la première, c'est le cœur. Il est situé au milieu de la poitrine, couché pourtant de manière ^iie li\ pninte en est tournée et un peu avancée du

côté gauche, 11 a doux cavités, à chacune desquelles est jointe une artère et une veine, ([ui de là se ré- ■ pandent par tout le corps. Ces deux cavités, que les [ anatomistee appellent les deux ventricules du cœur, sont séparées par une substance solide et charnue à qui notre langue n'a point donné de nom, et que les Latins appellent septum médium^.

Ce qu'il y a de plus remarquable dans le ceeur est son battement continuel, par lequel il se resserre et se dilate; c'est ce qui s'appelle systole et diastole; systole quand il se resserre, et diastole quand ïl se (Ulate. Dana la diastole, il s'enUe et s'arrondit, dans la systole, il s'^Ktisse et s'allonge. Mais l'eipérlence a appiis' que, lorsqu'il s'enfle an dehors, il se resserre au dedans ; et au ctmtrairc, qu'il se dilate au dedans, quand il a'apetisse et s'amenuise' au dehors. Ceux qui, pour conaaître mieux la nature des parties, ont fait des dissections d'animaux vivants, assurent qu'après avoir fait une ouverture dans leur ccBur, quand il bat encore, si on y enfonce le doigt, on se sent plus pressé dans la diastole ; et ils ajoutent que la chose doit nécessairement arriver amsi, par la seule disposition des parties.

A considérer la composition de toute la masse du cœur, les fibres et les filets dont il est tissu, et la manière dont ils sont tors, on le reconnaît pour un muscle, â qui les esprits venus du cerveau causent son battement continuel. Et on prétend que ces fibres ne sont pas mues selon leur longueur prise en div>ite ligne, mais comme tordues de u6tc; co qui fait que

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