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le cœur, se ramenant sur lui-même, s*enfle en rond ; et en même temps que les parties qui environnent les cavités se compriment au dedans avec grande force.
Cette compression fait deux grands effets sur le sang: l'un, qu'elle le bat fortement, et par là même elle réchauffe*; l'autre, qu'elle le pousse avec violence dans les artères, après que le cœur, en se dilatant, l'a reçu par les veines.
Ainsi, par une continuelle circulation, le sang doit couler nécessairement des veines dans les artères, -et des artères dans les veines, repassant sans cesse dans le cœur, où il est battu de nouveau, où par conséquent il se réchauffe et se purifie, et où enfin il prend sa dernière forme.
Cette compression qui le bat, l'échauffé et le purifie, sert aussi à en exprimer et élever les esprits, c'est-à-dire une vapeur fort subtile, fort vive et fort agitée, qui tient quelque chose de la natiu^e du feu par son activité et par sa vitesse. Il y a des vaisseaux disposés pour la porter promptement dans le cerveau, où par de nouveaux battements, et par d'autres causes, elle devient plus vive et plus agitée*.
Il y a beaucoup de chaleur dans le cœur ; mais ceux qui ont ouvert des animaux vivants, assurent
4. Le sang n'est ni battu fortement, ni surtout écliaufTé par le cœur.
2. On ignore de quelle manière s'exerce l'action des nerfs sur le cenreau et celle du cerveau sur les muscles. Tout ce qui est dit ici et dans tout le cours de l'ouyrage des esprits animaux ou simplement des es • Y>rits^ partie la plus vive et la plus agitée du sang, vapeur subtile et mouvante que la chaleur du cœur fait élever ^ s* affi-
nant par leur propre agitation et par les battements du cet-' veaUj ou ils prennent leur dernière forme pour entrer ensuite dans les nerfs et être coulés ou insinuas par eux dans les mut' des (Voyez plus loin, page 89 , et ailleurs), toute cette doctrine cartésienne des esprits est ane pure hypothèse non démontrée et ncm démontrable. On sait aojourd'iiui que les nerfs ne sont pas creux, msiis remplis d'une matière médullaire.