‹ De la connaissance de Dieu et de soimêmeChapitre 3 sur 93 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

tre, redevables de curieuses études sur la vie de Bossnet. L'authenticUe de ce livre, plusieurs fois réimprime depuis et compris, en i843» dans notre édition cla^ique des Œuvres philosophiques de JBossuetf est maintenant hors de contestation*. Sa valeur nous paraît tout au moins égale à celle du célèbre traité de Port-Royal sur le même objet*. La Logique de Bossuet est le commentaire naturel de la Connaissance de Dieu et de soi-même pour certaines des questions débattues en cet ouvrage. Nous y renverrons souvent dans nos annotations et le citerons même quelquefois.

Le Traité des causes^ opuscule d'une dizaine de pages, découvert comme le précédent par M. Floquet', contient, dans sa brièveté, la doctrine de Bossuet sur les problèmes les plus ardus de la métaphysique.

Les Extraits de morale n'ont pas plus d'étendue que le Traité des causes^ et ne sont pas même uu ouvrage. Ils se composent de quelques phrases d'Aristote traduites ou paraphrasées par l'auteur. On ne doit pas sans doute méconnaître dans ces feuilles

I. M. J. Simon, qui avait oMÎft k Logique dam son^itioa de Bussuet, publiée |4ii« sieurs mois avant la nôtre, en a TcerNinMi Tasthenticité dsM TartideBosau^T doDiotiwuuUrg des Scieiices philosophiques (Parit, L. Hackêtie, 6 v«ft. in 8*^.

S, Koas atoas déduit Lus bmti& de notre opinion dans Tou- ▼n^ dé}à cité. L'appréciation do il. F. Noanissan est plus formelle encore que la nôtre :

(c La Logique de Bossuet, dit»

9, est supérieure à celle de Ificolc et d' jLraauld. s Voyez «mi remarquable Essai 4ur la phiiosnphie de Bossuet publie en i8*2, p «8.

3. M. nourrisson a donné Ir Traité des causât, -d'après la ce|»e de M, Fioq«et, dans la tbèse mentionnée ci-dessus. Il a ^Me«ravert kii-tnéme*et piddié à la siûte les Extraite de nw*^U dont nous allons parler.

la luaia du grand écrivain; nuùa il est, daiitrepartv bien diflicile dj voir l'ensemble <les' travaux que Bosâiiet s'dtait iin|H)»és pour eoseigner la morale i son élève. Mous cuatiuuoas d'espérer que quelque source de documents eiicore non esplore'e Qons livrenà un jour un truite de loorale plus complet et répondant mieux à l'idc'e que liossuet lui-même aou& en a. donnée dans sa lettre au pape Innocent XI, où il parle de textes empruntés par lui <> à cette admirable doctrine de Socrate » et qu'il ajoutait « à l'explication de la morale d'Aristote. »

Le litre de \Bl Connaissance de Dieu et de soi-même

unnoncË un double objet. Dieu et Tbomme. L'esprit de la me'thode que suivra 1 auteur est marqué dèsle début de son livre par cette simple pliruse : <s Im connabsance de nous-mêmes nous doit élever à la cosinaiasance de Dieu. » Cest la méthode psychologique.

Malgré l'usage aujourd'hui ado[ite de faire précéder d'une analyse les ouvrages classiques du genre de celui que nous publions, nous devrions peut-Ètri: nous dispenser d'analyser le ti'aité de Bossuet. Une table des matières très-dé taillée et de fréquente.^ récapitulations, telles qu'on les attendrait d'un maître consommé dans l'enseignement élémentaire de hi philosophie, ne laissent guère à désirei' au lecteur. La marche consiste à aller toujours du facile au difficile, du simple au composé, du connu

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