‹ De la connaissance de Dieu et de soimêmeChapitre 4 sur 93 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

et Tunitë de la composition est si parfaite que ce qui suit rappelle Inccssammejait ce qui précède ou s'y appuie. On peut toutefws faciliter encore Tëtude du livre à de jeunes élèves en leur présentant par groupes des idées qui s'y montrent plus ou moins distinctes et séparées, et, d'autre part, en dégageant certains détails importants que l'intitulé de l'article ne met pas en lumière. C'est à ce travail que nous bornons notre tâcte et le développement où nous allons entrera

Etudier séparément l'âme, le corps, et les rapports mutuels qui en constituent l'union ; s'élever de la considération de ces trois choses à Dieu qui en est la cause et la lin ; redescendre de là à l'étude de la nature des animaux pom' combattre certains excès de doctrine, tel est le plan général du traité, qui se divise conséquemment en cinq chapitres.

Chapitre I*'. De tâme, — Ce chapitre et le quatrième qui traite de Dieu sont incontestablement les plus parfaits du livre, comme ils en sont les plus importants par leur objet. Le premier commence par la division des opérations de l'ame en opérations sensitives et opérations intellectuelles. L'auteur étudie d'abord les sens, auxquels il rattache l'imaghiation et les passions; il s'occupe ensuite des opérations intellectuelles, qui, pour lui, ne sont pas seulement

4. Un professeur distioguc par ses succès daus l'ensei^uement non moins que par ses ouvrages, et à qui la philosophie et l'Université sont lede- Tables sous plus d'un ruppm-t,

M. BéDard, a donné de la Connaissance de Dieu et de soimême d'excellentes analysc-i dont nous aruns profité. — Voir sou Précis de Philosojj/tie et si Logique enseignée p ir les auteurs.

iHTRODDCnrids. » xvn

. celles de l'entendement, mais encore celles de lu volonté. Il conclut en établissant en quelques rants simples et précis l'unité de l'âme malgré la diversité de ses opérations. On devi'a remarquer : 1° l'application constante de Bossuel à faire ressortir la différence de l'entendement d'avec les sens et la supériorité de l'un sur les antres; 2° l'intérêt qu'il répand sur l'étude des liassions et sur celle de la volonté qu'il ne traite pas seulement en psychologue, mais en moraliste. Nous recommandons aussi au lecteur de faire attention à la place à laquelle chaque chose est mise en ce premier chapitre : c'est l'ordre que suit Bossuet dans les autres chapitres, et cet ordre donne en quelque sorte la clef de l'ouvrage.

Chafitkb II. Du corps. — L'auteur, dans sa description du corps humain, procède des parties extérieures aux intérieures et, |iour celles-ci, des moins importantes au cerveau et au cceur qu'il appelle « les deui maîtresses parties. » Une vue gé- - lérale de la correspondance de toutes entre elles ^ termine ce chapitre où régne ainsi la plus sage mëihode. La part faite au corps dans l'étude de la philosophie se trouve ici bcniicotip plus grande que celle qu'on lui accorde aujourd'hui, et ceci est à remarquer, parce que l'on ne faisait pas non plus autant avant Bossuet. Les connaissances anatomiques siu' lesquelles repose sa description, lui appartiennent en propre. Il les avait puisées, plusieurs années avant d'être chargé de l'instruction du dauphin, ait contact de l'anatomistc danois Sténon, doiit il obtenait en revanche la con\ci'sion à la religv

XV\IX • IlfTRODUCTIOÏf.

Itqjue. Il les Uvaît renonvelées plus tard en siHTant a?rec soq élève les leçons de DuTemey ; et il se les 4^tait alors si bien assimilées que, au tëmoignage de Kontenelle, il excitait, qnand il pariait Jiar ces matières^ TadaKÙration du cëlèhre Dodard, l'un des mëdeteios de Louis XIy^ Malheureusement, Fauteur se ûMftforme dans son livre à la doctrine physiologique de Descartes qui était en vogue de son temps. L'hyl^hèae des esprits animaux, qui rend compte mé- <{|ii)iquenient de toute l'organisation du corps, vient 4 Umi instant embarrasseif le lecteur, dans notre fmch qui. £ait justement à la cfainûe sa grande part dam l'explication des phénomènes.

Chapitre III. De t union de îâme et du corps. — Odiapitve a pour objet ce qu'on appellerait encore oujounci-'hui les rapports du physique et du moral dans l'homme. L'auteur y suit une: marche analogue k çielle du chapitre de l'âme, s élevant successivement des ci^pérati(Mis seg^idves aux opérations intsl* l8<nueUes4, à celles de l'entendement d' abord et en* suiAe à celles de la volonté. A propos de cette fa* #

> I, nAvimii, qui rappolàe ce

fiiit dans son JEssai sur Dût' toire df. lit philosophie au xVn* jdè<À9 {f!»my 4346, L. Hachebtc)> «{iiprécie ainsi le style de Ko'siet ea ces matières : « Ce <}«7U. y M du cottain c'est que, qtiftfid il en écrit, il offre un modèle de styTe pliilosopliique afipliqHÀà tfo(plicati<»a des u»ganra et de l^urs fonctions. Ce nievrait ^re nn o!]jet d*imitatiiim flfr d'MsabtMn po«r lea

médeeîoft éorÎTaint qui, tn gé> néral^se négligent nn pen et ne possèdent pas assez Paît de relever In pensée, si sévèmqofdle soit, par la fun«,la ptécidon, la plénitude d - l'expression, toutes qualités par leaqnellea «xceHe éminemment Bussnet. Cest, en effet, toujours aa manière ha- Utttdie :. Qiv «on^k-oa bien ee queaerait un. grand lim. à»

médecine écrit d*nn tel stjfe? »

T. Ils F

cnlté, il4(»ne àl' étude del'atteDtiiin, qui en dépend, im diîveliippement tool parlîculier? en vue de la di-* rectinn de l'entendement et de celle des passions. C'est 1» tpe se trouve la partie' moi-ale de ce chapitre si curiem, d'autre part, au point de vue psychologique. Si. 'Çtomie le dit Bossnet, ce qtii, dans le coqjs. suit les pensées de l'àme e.'ît « le bel endroit de riiomme .1, les pnges qu'il a écrites sur ce sujet forment iiicnn testa blenicnt aussi un bien bel enJrmt : c'est le sentiment commun de tous les mailres qui ont étudié ces pages'. On ne doit cependant pas moins admirer le sorti que prend l'auteur de marquer incessamment la distinction de l'âme et du tor|is en regard de leur union, c'est-à-dire de mettre en lumière la nature sjjiritutile de cette jwrtie dcriiomnie à laquelle ap[>arEienl le gouveraemect du corps et (lu tout.

Chapitre tV. Viea créateur de l'âme et du corps tt de leur uinon, te) est le titre de ce nouveau chapitre. 11 s'ouvre par la preuve de l'esistence do Dieu qui se tire des ::aDscs finales. Malgré la hauteur où Bosaoet s'élèvera tout à l'heiire dans le développe-ment des preuves que l'on appelle méta|ilij'5iques, cette première partie ne laisse pas d'&tre remarquée et admtrée. Si Fcuelon, on abordant i son tour celte riche matière dans son Traité de C existence de Dieu, ae montre plus abondant et plus complet, les formes oratoires de son amplilication oe laissent pas th sentir un peu la rhétorique, tandis que la discnasioii

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