‹ De la connaissance de Dieu et de soimêmeChapitre 35 sur 93 · Ce n'est pas h V agitation · texte numérisé non relu

Ce n'est pas h V agitation

■de l'air qui ébranle le corps^

naaia à Vaction cliimiqae de cet

ments des corps les uns sur les autres, qu*est atti'ibuée de noi )ours la lîuti'iTucùon.

^ir et k la réaction des élé- I ^. I^Olkt la même cfu>««.

ses pour renouveler ic sang, et jiar le s;ing loiil k

e pretniérement à s'amollir dans ia bouche par le niriyea Je certiÛBes eaux épreintes des glandes qui y aboutissent. Ces eaux de'trenipent les viandes, et font qu'elles peuveat plus racilemeat être brisées et brojees par les mftchoïres, ce qui est un comoiencement de digestim.

De là elles sont portées par l'œsopliage dam l'estoniac, oii il coule dessus d'autres sortes d'eaux épreintes ' d'autres glandes, qui se votent en nombre inllni dajis l'estomac même. Par lemojendeces eaux, et à lu faveur de la chaleur du foie, les viandes se cuisent dans l'estomac , à peu près comme eties feraient dans une marmite mise sur le feu; ce qui se fait d'autant plus facilement, que ces caus de l'estomac sont de la nature des eaus fortes ; car elles ont la vertu d'inciser les viandes, et les coupent m menues, qu'il n'y a plus rien de l'ancienne forme.

Cest ce qui s'appelle la digestion, qui n'est autre dio&e que l'altération que souSi'e l'aliment dans l'estomac, pour être disposé à s'incorporer à l'auiraal.

Cette matière digérée blanchit et devient comme liquide : c'est ce qui s'a[)pelle le chj'le'.

Il est porté de l'estomac au boyau qui est au-des-

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SOUS, et où se commence la séparation du pur et de rimpur, laquelle se continue tout le long des intestins.

Elle se fait par le pressement continuel que cause la respiration, et le mouvement du diaphragme sur les lx)yaux. Car étant ainsi pressés, la matière dont ils sont pleins est contrainte de couler dans toutes les ouvertures qu'elle trouve dans son passage; en sorte que les veines lactées, qui sont attachées aux boyaux, ne peuvent manquer d'être remplies par ce mouvement.

Mais comme elles sont fort minces, elles ne peuvent recevoir que les parties les plus délicates, qui, exprimées par le pressement des intestins, se jettent dans ces veines, et y forment cette liqueur blanche qui les remplit et les colore, pendant que le plus grossier, par la force du même pressement, continue son chemin dans les intestins jusqu'à ce que le corps en soit déchargé.

Car il y a quelques valvules disposées d'espace en espace dans les intestins, qui empêchent la matière de remonter; et on remarque, outre cela, qu'ils sont tournés en dedans comme une espèce de vis, qui détermine la matière .à prendre un certain cours, et la conduit aux extrémités par où elle doit sortir*.

La liqueur des veines lactées est celle que la nature prépare pour la nourriture de l'animal. Le reste est le superflu, et comme le marc qu'elle rejette, qu'on appelle aussi, pour cette raison, excrément.

Ainsi se fait la séparation du liquide d'avec le grossier, et du pur d'avec l'impur; à peu près de la même sorte que le vin et l'huile s'expriment du raisin et de l'olive pressée; ou comme la fleur de

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