Les valvules ou replis
qa'on voit à l'intérieur de l*in-
tegiia ne servent pas à faire
^eminer les matières dans un
sens déterminé. Ce sont les
contractions vermiculaires de
Vintestin qui produisent cet efiet.
farine passe par un sas plutôt (|ue le son ; ou que certaines liqueurs, [Missées ijar une chausse, se clarifient, et y laissent ce qu'elles ont de plus grossier.
Les détours des boyaux, replies les uns sur les
autres, font que la matière, digérée datas l'estomac,
, y séjourne plus longtemps, et donne tout le loisir
' nécessaire à ta respiration, pouv exprimer tout le
bon suc, en sorte qu'il ne s'en perde aucune partie.
A cela sert beaucoup encore cette disimsition des parties intérieures des boynus en fiirme de vis ; ce qui fait que la matière digérée ne peut s'échapper qu'après de longs circuits, durant lesquels la nature tire toujours ce qui lui est propre.
n arrive aussi, pur ces détours et cette disposition intérieure des boyaui, que l'animal ajanl une fois pris sa nourriture, peut demeurer longtemps sans en prendre de nouvelle, parce que le suc épuré qui le nourrit est longtemps à s'exprimer ; ce qui fuit durer la nutrition, et empêche la faim de revenir sitôt.
Et on remarque que les animaux qu'on voit presque toujours affamés, comme par exemple les loups, ont les intestins fort droits : d'où il arrive que l'aliment digéré y séjourne peu, et que le besoin de manger est pressant, et revient souvent.
Comme les entrailles, jjressées par la respiration, jettent dans les veines lactées la liqueur dont nous venons de parler, ces veines, pressées par la même force, la poussent au milieu du mésentère, dans la glande oii nous avons dit qu'elles aboutissent : d'où le UËme prcsseraent les porte dans mi ceriain réservoir nommé ]eréservoir de Pecquel, du nom d'iul fameux anatomiste de nos [ours, qui l'a découvert.
De là il passe dans un long vaisseau, qui, par la même raison, est ap|ie!é lu canal ou le conduit de Pecquet'. Ce vaisseau, éteodu le long de Vê\i\nft Avv
/. On lai donne plas gouéralemcnt :ini..«ïd'Vii>'i \e «" " *"
94 CHAPIXJLE II.
dos, aboutit un peu au-dessous du cou, à une. des veines qu'on appelle sous-clavières ; d'où il est porté dans le cœur, et là il prend tout à fait la forme de sang.
Il sera aisé de comprendre comme le chyle est élevé à cette veine, si on considère que le long de ce vaisseau de Pecquet, il y a des valvules disposées par intervalles, qui empêchent cette Uqueur de descendre; et que, d'ailleurs elle est continuellement poussée en haut, tant par la matière qui vient en abondance des veines lactées, que par le mouvement du poumon , qui fait monter ce suc en pressant le vaisseau où il est contenu.
U n'est pas croyable à combien de choses sert la respij'ation. Elle rafraîchit le cœur et le sang; elle entraîne avec elle, et pousse dehors les fumées qu'excite la chaleur du cœur ; elle fomnit l'air dont se forme la voix et la parole; elle aide, par l'air qu'elle attire, à la génération des esprits ; elle pousse le chyle des entraiUes dans les veines lactées, de là dans la glande du mésentère, ensuite dans le réservoir et dans le canal de Pecquet, et enfin dans la sous-clavière ; et en même temps elle facilite l'éjection des excréments, toujours en pressant les intestins.