I. L'âme fBt naturellement unie un curjis
Il a plu néanmoins à Dieu, que des nattires si diffei'enies fussent étroitement uuies. Et il était convenable, afin qu*i] y eût toutes sortes d'êtres dans le monde, qu'il s'y trouvât, et des corps qui ne fussent unis à aucun esprit, telles que sont ^a terre et l'eau, et les autres de cette nature; et des esprits, qui, comme Dieu même, ne fussent unis à aucun cor|is, tels que sont les anges; et aussi des esprits unis à un corps, telle qu'est l'âiue raisoQuable, n qui, comme à la dernière de toutes les créatures inlelligenies, il devait échoir en partage , ou plutôt convenir naturellement de faire un même tout avec le corps qui
Ce corps, à le regarder comme nrganicpje, est un par la proportion et la correspondance de ses parties ; de sorte qu'on peut l'appeler un même organe, de même et à plus forte raison qu'un luth nu un orgue est appelé un seul instrument : d'où il résulte que l'âme lui doit être unie en son tout, parce qu'elle lui est unie comme à un seul organe parfait dans sa totalité.