‹ De la connaissance de Dieu et de soimêmeChapitre 51 sur 93 · UH[0> CE L'AME ET DU COUPS. I · texte numérisé non relu

UH[0> CE L'AME ET DU COUPS. I

Iiaul ou en bas, :l droite ou à gauulie, avec une égale fiicilité : de sorte qu'il n'y a rieo qui me détermine, que ma seule volonté,

Cijr je suppose qne je n'ai dessein, en remuant ma main, de ne m'en servir, ni pour prendre ni pour soutenir, ni ponr npprocher ni pour éloigner quoi que ce soit; mais seulement de Ja mouvoir du cfltd que je voudrai, ou si je vens, de la tenir en reims.

Je fais en cet état une pfeine expérience de ma Iil}erté', et du pouvoir que j'ai sur mes membres, qne je tourne où je veui et comme je venï, seolement parce que je le veui.

Et parce que j'ai connn que les ( ces membres dépendent tous dn cerveau, par oëcessîté, que ce pouvoir que j'ai sur n bres, je l'aie princiiialeroc-nt sur le cervea

11 faut donc que ma volonté le domine, faut qu'elle puisse être une suite de ses mot et de ses impressions.

Un corps ne choisit pas oh il comme ÎL est poussé; et s'il n'y corps, ou que ma volonté fiît, c attachée à quelqu'un ( bien Toiu d'avoir quelque empire, m@me de liberté.

Aussi ne suis-je pas libre à sentir ou ne sentir (MS, quoind l'objet sensible est présent. Je puis tuen fermer les jeur; ott les délnoroer, et en cel.i je suis Kbi'e; mais je ne puis, en ouvrant les yeux, cmpêcLier la sensation attachée nécessairement uux impressiaNS corporelle», où la liberté ne peut pas être.

Ainn, Tempire ai fibre que j'eswce sur mes me»-

E ment, :

ivements

[>sa lions,

bres me fait voir que je liens le cerveau en mon pouvoir,. et que c'est là le siège principal de l'âme.

Car encore qu'elle soit unie à tous les membres, et qu'elle les doive tenir tous en sujétion, son empire s'exerce immédiatement sur la partie d'où dépendent tous les mouvements progressifs, c'est-à-dire sur le cerveau.

En dominant cette partie, où aboutissent les nerfs, elle se rend arbitre des mouvements, et tient en main, pour ainsi dire, les rênes par où tout le corps est poussé et retenu.

Soit donc qu'elle ait le cerveau entier immédiatement sous sa puissance, soit qu'il y ait quelque maîtresse pièce par où elle contienne les autres parties, comme un pilote conduit tout le vaisseau par le gouvernail ; il est certain que le cerveau est son siège principal, et que c'est de là qu'elle préside à tous les mouvements du corps*.

Et ce, qu'il y a ici de merveilleux, c'est qu'elle ne sent point naturellement ni ce cerveau qu'elle meut, ni les mouvements qu'elle y fait pour contenir ou pour ébranler le reste du corps, ni d'où lui vient un pouvoir qu'elle exerce si absolument. Nous con • naissons seulement qu'un empire est donné à l'âme, et qu'une loi est donnée au corps, en vertu de laquelle il obéit.

4. Descnrtes plaçait le siège de l'âme dnos une portion du cerveau qu*il appelait la glande pinéale, et qui était pour lui « celte maîtresse pièce par où l'âme contient les autres parties, » ou mieux encore une sorte de médiateur plastique. Bossuet semble hésiter entre cette doctrine et celle de la plupart

des docteurs chrétiens, de saint Augustin et de saint Thomas en particulier, suivant laquelle rame est unie au corps tout entier et à chaque partie, tota in toto, et tota in qualibet parte corporis sui.W prend un moyen terme, qui est de lui assigner le cerveau pour siège non exdo* sif^ mais p.iacipal.

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