XX. L'iiomme qui a médita la doctrine précédente
Après les l'cBexinns que nous avons faites sur 'âme, sur le corps, sur leur union, nous pouvons is bien coniitritre.
dl'H.ia.Md'.wUtacH.nw'rg' I
n2 CHAPITRE III.
Car si nous ne voyons pas dans le fond de Tâme ce qui lui fait comme demander naturellement d'être unie à un corps, il ne faut pas s'en étonner, puisque nous connaissons si peu le fond des substances * . Mais si cette union ne nous est pas connue dans son fond, nous la connaissons suffisamment par les deux effets que nous venons d'expliquer, et par le bel ordre qui en résulte.
Car, premièrement, nous voyons la parfaite société de l'âme et du corps.
Nous voyons, secondement, que dans cette société, la partie principale, c'est-à-dire l'âme, est aussi celle qui préside, et que le corps lui est soumis. Les bras, les jambes, tous les autres membres, et enfin tout le corps est remué et transporté d'un lieu à un autre au commandement de l'âme; les yeux et les oreilles se tournent où il lui plaît; les mains exécutent- ce qu'elle ordonne ; la langue explique ce qu'elle pense et ce qu'elle veut ; les sens lui présentent les objets dont elle doit juger et se servir ; les parties qui digèrent et distribuent la nourritm^e, celles qui forment les esprits et qui les envoient où il faut, tiennent les membres extérieurs et tout le corps en état poiu* lui obéir.
C'est en cela que consiste la bonne disposition du corps. En effet, nous trouvons le corps sain, quand il peut exécuter ce que l'âme lui prescrit : au contraire, nous sommes malades, lorsque le corps faible et abattu ne peut plus se tenir debout, ni se mouvoir comme nous le souhaitons.
Ainsi, on peut dire que le corps est un instrument dont l'âme se sert à sa volonté ; et c'est pourquoi
4, Malgré certains passages
isolés dont il faut se garder de
Âuver le sens, Bossnet reste en
pliquer Punion de Pâme et «Ui corps, du système de l'harmonie préétablie, aussi bien qoA
-^^ban de tout système parti- \ de ôduv d.e« eaM%n& oocâiion- ^ imaginé dans le but d^eitr \ neU«s.