‹ De la connaissance de Dieu et de soimêmeChapitre 6 sur 93 · Id. ibid · texte numérisé non relu

Id. ibid

ISTRODUCTEOn. XXT

Discours de la Méthode a au-dessus de tous les ouvrages de .ce célèbre |tliiJosophe et de ceui de son siècle, n Quoi qu'il en soil, il est probable qu'il ne connut ia Méthode qu'un peu lard et seulement à l'époque où il envisageait de près l'obligation qui allait lui incomber d'enseigner Ini-méme la philosophie. Dans un éci-il: récemment découvert par M. Flo' quet, et dont la date parait devoir être lixée ù l'année qui précéda la nomination de l'évëque de Condom ù l'emploi de précepteur du daujibin, Itossuet, rendant compte du peu de lecture qu'il a faite des livres français, désigne comme propres à former le style d'un orateur : [janni les prosateurs, Balzac, Pascal, MM. de Poil-Royal, quelques traducteurs comme Perrot d'Ablancourt , et, parmi les poêles, Corneille et Racine ' . Il n'accorde alors aucune place à celui dont il fera plus lai'd un si grand éloge.

Mais, en i(>73, alors que la doctrine de Dcscarles se trouve persécutée au sein des universités et des collèges, le précepteur du dauphin est regai'dé comme un partisan de Descartes. Il discute les opinions du philosophe à Versailles ou i Saint-Germain avec Cordemoy et Huet, attachés, ainsi que lui, à la personne du prince. 11 restera fidèle à Descartes, tandis que l'évëque d'Avranches fera paraître la Censure do la doctrine qu'il avait lui-même quelque temjis partagée.

Nous ne pouvons douter non plus que Bossuet ait connu, dès son apparition, la Recherche de la Vérité, de Malebranche, dont le premier volume parut

) . V. le a- tolume d«i Élu- . Sur le ttyle el la Itelure da dtttia-latie de Ba!iuet,iV>p- èrr raiaeelJt^ pèreideVÉ^Uie pcDdice. Cd «lit ut (nlimlc : pour faiimi- un KiùUnt.

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en 1674, pendant le cours de l'éducation dir dauphin. Plus tard, il demeure au courant des publications du célèbre oratorien , l'approuvant quelquefois, le Wân»aiït ou le faisant coml)attre plus souvent, mais toujours préoccupé de lui et des destinées du cartésianisme * .

M. Nourrisson, dans l'ouvrage que nous avons cité précédemment, dit justement, à l'égard de la doctrine de Descartes : « Bossuet prit à taclie, non de la combattre, mais de la tempérer » ; « admirateur de Descartes , Bossuet n'en pouvait être le disciple ni l'émule ; il en fut le correcteur. 5> Et il ajoute que la philosophie du prélat « n'est autre chose que le cartésianisme réconcilié avec la foi et ramené aux jMrincipes du sens commun. » Sans protester contre ces dernières paroles, nous croyons qu'il faut voir dans Fensemble de la philosophie de Bossuet un résumé de celle de son temps, habilement fondue avec la doctrine des plus sage» philosophes de l' antiquité, et avec celle des pères de l'Église et de TEcole, de

'4 • Noas résamioBS atirai, en •1843, dans l'introduction des (Muvres pliilosoithitptes de Bossmety p. xTi, Teipofié qai s'j trouve de sa vie pliilusopiiique :

a Bossuet nous nppnraît d'abord élevé à récde de Platon et d'Aristote, de saint Augustin et de saint Thomas, pour lesquels il profeMM l'adminitioa la plus vive ', s'essayent plus tatd à concilier la doctrine de Descartes, dont il adopte l'esprit et les principales pensées, avec celles ée ses i>reiiM«r8 maîtres; puis, sur la fia d« sa vie^eati-^re-

nanty dans le double intérêt de la religion et de la réputation de Descarte*, de dirig-er la phi- Io«opliie dans les voies d'm cartésianisme mitigé. » Nous supprimons les développements que nous avons donnés autrefois de ces affirmations, et nou renvoyons pour leur justification aux tbèses de MM. Nunrrisson et Delondre et aux deux chapitres consacrés à Bossuet par M. Bouillier, dans son /iis' toirc de la phUosoftkie cartesienne y après laquelle il reste pcBflechoae à diresmr cssMJet.

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saint Augustin et de saint Tlinmas. Les notes que noas avons faites sur le traita <|ui suit peuvent être considérées comme une démonstration abrcgëe de cette ihèse.

Nous ne saurions mieux terminer ce travail que par une réfleiion qui se présente naturellement à l'esprit, quand on lit les ceuvres de Bossuet et, en . particulier , la Connaissance de Dieu et de soimême. Les paroles de M. de Sacy dans l'Introduction de son édition du même ouvrage nous serviront à l'esprîmer : « Avec quelle tranquillité Bossuet développe ces hautes conceptions ! Comme il est sûr de lui-même et de ses principes ! quel calme dans son Sme, quelle sérénité dans son espit ! Voilà le spiritualisme chrétien. » Puissent donc nos jeunes lecteurs adopter à leur tour cette pliïlosophie saine et élevée «t goûter les douceurs qu'elle procure à ceux qui l'aiment I

ET DE SOI-MÊME

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