DESSEIN ET D1VISI0^ DE CE TRAITÉ
anattre Dieu et à se cou-
i-raêmes noua doit élever à la connaissance de Dieu'.
Pour bien connaître l'homme, il faut savoir qu'il est composé de deux parties qui sont l'âme et te
L'ftme est ce qui nous
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tir, raisonner, vouloir.
choisir une chose plutôt
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iqu une autre, et un mouvement plutôt qu'un autre, comme de se mouvoir à droite plutôt qu'a gauche.
Le corps est cette masse étendue en longueur, ^largeur et profondeur, qui nous sert à exercer nos qpérations. Ainsi, quand nous voulons voir, il faut •ouvrir les yeux; quand nous voulons prendre (fïGi- •que chose, ou nous étendons la matn pour nous en «aisir, ou nous remuons les pieds et les jambes, et par elles tout le corps, pour nous en approcher*.
II y a donc dans l'homme trois choses à considérer : l'âme séparément, le corps séparément, et l'union de l'un et de l'autre.
Il ne s'agira pas ici de faire un long raisonnement sur ces choses, ni d'en rechercher les causes profondes ^ ; mais plutôt d'observer et de concevoir ce que chacun de nous en peut reconnaître en faisant réflexion sur ce qui arrive tous les jours, ou à luimême , ou aux autres hommes semblables à lui. Commençons par la connaissance de ce qui est dans •notre âme.
1 . La pensée pour l'âme, et Fétendae pour le corps, sont -placés ici au premier rang des •attributs distinctifs de ces deux substances et semblent les comprendie et les résumer tous
* Cette doctrine est celle de Descartes ^ mais elle ne va pas , au moins chez Bossuet, à faire de
• la pensée le fond de la substance •de l'âme, et de retendue^ le
"{ood de la sul>stance du corps.
•Il dé£end même quelque part
Descartes contre cette interprétation de sa doctrine.
2. L^al)bé Ledieii, secrétaire de Bossuet, qui a eu en main le manuscrit de cet ouvrage après sa mort, assure que l'auteur avait marqué cette expresiâon pour la changer, parce que, apparemment, le troisième et le quatrième cliapitres de son ouvrage dépassaient un peu son projet de foire un traité tout à fait élémentaire.
DE L'AME