‹ De la connaissance de Dieu et de soimêmeChapitre 60 sur 93 · DE L'DNIOW DE L'AME ET DU CORPS · texte numérisé non relu

DE L'DNIOW DE L'AME ET DU CORPS

pbranlemeiil des nerfs, ébranlement uuquel ia nature a joint un vif sentiment île douleur.

Et si elle nous fait rapporter ce sentiment à la parlie offensée; m, pînr exemple, guand nous avons la main blessée, nous y ressentons de lu douleur, c'est im avertissement ^ue la blessure qui cause de la douleur est dans la main; muis ce n'est pas une preuve que le sentiment, qui ne peut convenir qu'à l'âme, se puisse attribuer au corps.

En eOet, quand un homme, qui a la jambe emportée, croit y ressentir autant de douleur qu'auparavant, ce n'est pas que la doiileur soit reçue dans une jambe qui n'est pW; mais c'est que l'âme, qui la ressent seule, la rapporte au même endroit qu'elle avait aocoutunKi de la rapporter. ■

Ainsi, de quelque manièie qu'on tourne et qu'on rerane le corps, que ce soit vite ou lentement, cironlairement, ou en ligne droite, en masse ou en parcelles stf.parëes, cela ne le fera jamais sentir ; encore mnins imaginer, encore moins raisonner, et entendre la nature de chaque chose, et la sienne propi-e; encore moins déUbérer et choisir, résister ù ses passions, se commander 4 soi-même, aimer eiiGn quelque chose jusqu'à lui sacrifier sa propre vie'.

Il y a donc, dans le corps humain, «ne vertu su^ieure à toute la masse du corps, aux esprits qui l'agitent, ans moHvcments et aux impressions qu'il en reçoit. Cette vertu est dans l'âme, ou plutât elleestrâme même, qui, quoique d'une nature élevée au-dessus du coi'ps, lui est unie toutefois par la puissance suprtme qui a créé l'une et l'autre.

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