‹ De la connaissance de Dieu et de soimêmeChapitre 84 sur 93 · L'BOMME ET LK. BÈTË. ISI · texte numérisé non relu

L'BOMME ET LK. BÈTË. ISI

te avec la colère, ou la

nt que les objets naturels, ns détournés.

a liberté, est capable de c une telle force, qu'elle UL étant une marque de ontraire est une marque l de raison.

on domine sans résistance, sj font ety peuvent tout; las être. ^ e la volonté sur le corps, s effet que nous avons re-

lellement maître de son sacrifier à un plus grand etcr au milieu des coups, aits par une impétuosité aux animaux , ne marque

: car un verre se bnse ie son propre poids. Mais ec connaissance et par raisilion du corps qui s'op-

un principe supérieur au

animaux, l'homme est le

pe.

t belle ici, que l'homme

e seul il peut vaincre et

I>Br M. de Bonald, Rtchercha philosap'iîauts , cliup. II.

cLap. 1111. • Leî mtra animaai, dan> leur manièi'e do ^vre, luirent inriaui h natuR,

raison iloM ««A "S wi. iu», 6^ ■

A. Com'bîen la sagesse de ï)ieu paraii' dài^ les animaux.

Par les choses qui ont été dîtes îl paraît manifestement qu'il ny a dans les animaux' tA sirt, ni invention, ni liberté. Mais moins il y a de raisoili en épx, plus il y en a dans celui (jui les a faits.

Et certainement, c'est l'effet d'un afrt admirable, d'avoir si industrieusement ti'âvailfë la rtaftîèVe, qu'on soit tente de croire qu'elle agit par elle-triêrae, et pai* une industrie qui lui est propre.

Les sculpteurs et lés péirttres semblent animer les .pierres et faire parler les couleurs ; tant ils représëiàtelit vivement lès actions extérieures qui marquent la vie. On peut dire, à peu pi'ès dœfils le nlême sens, que Dieu fait raisonner les aniiHàul, phrce qu'il imprime dans leurs actions ufle image si vive de raison, qu'il semble d'aboi*d qu'ils raisonnent.

Il semble, en effet, que Dieu ait voulu nous donner, dans les animaux , une image de raisonneihént, une image de finesse; bien plus, une image de vertu, et une image de vice ; une iittdge de piété dans le soin qu'ils montrent tous pont* leurs petits, et quelques-uns pour leui*s pères*; une image de firévoyance, une image de fidélité, une image de flatterie , une image de jalousie et d'orgueil , une ihiage de ciruauté, une image de fierté et de courage. Ainsi les animaux nous sont un spectacle où nous voyons nos devoirs et nos manquements dé^ints. Chaque animal est chargé de sa représentation : il

fkAt pat raison betuicoilp de ohoses contraires à la nature et à fagi coutume, lorsqu'il croit (fae cela vaut mieux ainsi, i»

i. Ce qhi est dit des toins

^ue certains animaux ont de

leurs purcBts, s'iippiicjue parti-

culièrement à la ëigogne, selon Aristote, Histoire das animaux.

Sur ce fondement, on donna plus tard le nom de loi Ciconia à celle qui prescrit à rhomme de procurer des aliments aox auleuTs de ses jr>urs.

DE Li DIFFÉRENCE FjrraE L'EÛMME ET LA BÉTE. a'.i

étale, comme im tableau, Va. cessoniblance qfi'on.luî a donnte ' ; mais il n'ajoute,, non. [jUis qu!iui Ubbau, L'ieiL à ses traits, [lue. luuntre d'autre iaventiiia que celle lie son. ^uteurt. et il e&t fiik ,. nuQ.pour dtre ce qu'il nous pAi^ait, mais jiour aausea mjipelei: le sourvenir, ÂdioironB! dans les ajiiniuux non ^nint, leur finesse et leuiî induatcis : caE il n'y a. point d'indoi- ' trie où il n'y a, poml d'invAntioa;; maia la sagesse do celui, qui les a cd&stcuilâ avec, taot d'art, qi^iU sambleot même agir aivea art.

t pa.

même le dernier degté de rai«uuaemeiitj.

Il n'a pas voiilii toutefois que nous fussions déçus fat eette a])j>n#eujoe de E^ûsonneraenJ: que nnus voyoas aUos \eft (uiimaux.. Il a. vnuiiL, au ciuti'aiiK, que les animaux fussent dea iiiâtrumeDls dont ooiu aou» aarvaRS-, eL que cela m^me filt un j^u |)oiir nous.

Noua domptons le» animaux les plus forts,, et venons. À \mûI de ceux quon imagine leti plus rusés. Eï il est bon de remarqucv que les lionnnea Les plys gïoMiers sont ceux que nous, empl<i3!cms à conduite les aniinaus ; ce qui montre coroliiea ils snnt aur dessous du raisonnement, puisque le deruier degrj de EaboLMieDient suflit pour Jes cooduii'e comme on

Uae aiUce clioM WMis Éiit voir encore comiien les bêles sout loia de raisonner. Car on n'en a jumaîa vu •(ui lussent tuucbéeï de Li beauté des, objets qui se pfesenitent à leurs yeux, nida la doiiceuc des accords, ui des autres choses seoibJubles , q^L cnusiiUcat en proportion et en mesure ; c'est-it-dire qu'elles n'ont pas nièBLG celte espèiie de laisoiiBcmeut qui itccum-

1. De ]a ;iur,^i lulilitc des 1 jiri.cbretit , HH-ml le ^«ttlto

pagne toujours en nous la sensation, et qui est le premier effet de la réflexion.

Qui considérera toutes ces choses s'apercevra aisément que c'est l'effet d'une ignorance grossière ou de peu de réflexion, de confondre les animaux aveu f homme, ou de croire qu'ils ne diffèrent que du plus au moins; car on doit avoir aperçu combien il y a d'objets dont les animaux ne peuvent être touchés, et qu'il n'y en a aucun dont on puisse juger vraisemblablement qu'ils entendent la nature et les convenances.

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