DÉ)I0N*STRATI0N DE L'IMMORTALITÉ
tain sens au néant , mais sans jamais l'atteindre. Elle snbstsierait ; car ce que Dieu en a\ait dit subsiste ; le mouvement qui était en elle , ne se re* nou%Tlle plus, mais pei^iste, toujoura le même.
Nous savons })ar la loi fondamentale de la matière \ comme aussi |>ar Tobservation, qu'un mouvement quelconque transmis à la matière subsiste
toujours. Ainsi de tout le mouvement qui constitue la création : rien n'en sera jamais {X'rdu.
Donc si rame est, elle durera toujours. Ceci n'a pas besoin d'autre démonstration.
Il faut donc démontrer que Tâme est, qu'elle est distincte du cor|is, et qu'elle subsiste au même titre au moins qu'un atome. Cela fait , l'iuuuortalité de l'&me est prouvée.
Mais tout ne sera pas fini. Nul esprit, quelque peu logique , ne nie cette immortalité de l'àme , étant donnée son existence aussi réelle que celle du corps. Mais la question aujourd'bui se déplace. On admet que notre âme subsistera toujours, comme tout ce qui est ^ ; mais on demande si elle sera tou-
> Loi d'tiMnif, ou plalèt d'oftrftwawM oocto.
* Aiqovrd'hui les moins délicats nvimt c^. Par eieosple, un docteur aUemand^ dont on fait quelque bruit, a décou\'ert dans ces derniers temps que rime eol un mélaufie d'mmnontèfua el d'ocùlt carôomçua. Il en conclu! que rime eol immorlelle. Car» û\%^^ au*
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jours libre, intelligente, consciente d'ene^méiiie. On demande enfin et surtout si elle consenera toujours conscience de son identité.
Si tout cela était bien établi, on aurait démontré Timmortalité de Tame , dans le sens où le genre humain croit et entend c(*tte vérité.
Mais voyous d^aljord si Tàme est.
Regardons en (ace cette question : « L'âme esl- « elle ? n nous vendons aussitôt qu*il nV a pas là de question, ou tout au moins que c*est une question mal posée.
Eu effet, quand Descartes dit: Je pense donc je suis , on ne saurait assurément lui reprocher sa témérité. Je pense y je suis , sont deux vérités immédiatement et simultanément certaines. On peut donc din* : Je pense, donc il T a quelque chose qui pense. Je veux, donc il y a quelque chose qui veut.
cun atome ne [«eut ^e perdre. Tous dos atoine3> d'âme et de coqis sul^^i^te^f»nl. Sdn* «lotite le composé. a\ec «s prof>rM4és transitoire?, Fera détruit : mats ^ |u' importe ? oous sommes rprlainmnent immortels dans t(»us nos éic*ments, dans toute notre sulKtance. Cela ftufiit. Vh' in){^''^^« ^o tfk\, au «4atuaire ia de^t^uctioo de soo onivre? Le marbre ne sub^i^le-i-ii fias toujours, soît en fragments, soît en pouse^cre ? — Tel est le raisoBnemenl de ce chimiste.