DÉMONSTRATION DE LUMMORT ALITÉ. 2M
Mais tout ce qui précède est encore quelque peu conçu il la nianièrc des penseurs séparés. Dans cette question supn^me « être ou nVtre |>as » je ne puis pas nie contenter de raisons qu'on oublie , d^ar^iments que Ton comprend un jour, et qui s'efiacent le lendemain. Ces arguments, vrais, mais abstraits, ne peuvent pas donner à mon âme la paix, le repos dans la foi. Pour moi, je cherche mieux. J^ai besoin d'appuyer tout mon être sur la vie même, et, pour le dire en d'autres termes que je crois plus complets, je voudrais appuyer ma tète, comme saint Jean, sur la poitrine de Jésus-Christ, pour y puiser , non plus la conclusion abstraite , mais la vue et là science, et la mémoire ineffaçable de Timmortalité.
Seigneur ! il y a encore des disciples de Platon, el peut-être même d'Aristote. Mais moi je suis votre disciple. Et ii chaque instant j'ai besoin de recourir à vous. Vous êtes, à la fois, la lumière intérieure qui me donne la raison , et la lumière plus intérieure encore qui donne la foi divine ; et puis vous êtes surtout la vie étemelle incarnée. £h bien, je veux plonger mon âme , je veux enraciner ma