‹ De la connaissance de l'âmeChapitre 21 sur 38 · VI · texte numérisé non relu

VI

2&2 DÉMONSTRATION DE L'IMMORTAUTt

vie dans la vie étemelle incamée. Je veux poser ma tête j coller ma boucha fur le cœur de Tamour étemeL

Vous avez, dit saint Pierre, les paroles de la vie étemelle. Je les cherche dans votre Évangile, Set* gneur. Je trouve celle-ci :

« Son commandement est la vie éternelle. »

Puis je trouve cette autre parole : u Le com- « mandement que je vous donne est de vous aiuier c les uns les autres comme je vous aime. » Et puis : « Lorsque deux ou trois d'entre vous s'unissent en « mon nom sur la terre, je suis au milieu d'eux. « Quoi qu'ils demandent, mon Père le fait. » Puis : « Qu'ils soient un comme nous sommes un *. » Voilà quelques-unes des paroles de la vie étemelle. Je m'y arrête. Mon trezrmoi leur sens, o mon Mai tue ! Ah 1 j'ai lu et rdu ces textes pendant bien des années; je ne les comprends qu'aujourd'hui.

J'y vois d'abord une première vérité : c'est qu'il y a une loi divine dont l'accomplissement libre

* Mandatam ejus rila alterna est. (ioan. xn, 50.) Mandatnm no- ¥itm do vobis ui diligatis inticem sîcut dilex.i vos. (Joan. xin. 34.) Si duo ex vobis consensifrint su{ict terrain, de ornni re. quamcu nique petierint, fiet illii) à Pâtre m*^. (Malh. xviii, 19., l'bi «^unt duo vel lies ooogrei£ati in noroine ineo« ibi sum in medio eorum (Ibid. 20.) Sint mmiii, eicut et nos unum samu». (ioan. xvu, 22.)

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conduit à la vie éternelle, ou plutôt constitue cette vie même : « Son commandement est la vie éternelle. » Mais quel est ce commandement ?

« he commandement que je vous donne, dit le

' « Maître , c'est de vous aimer les uns les autres

« comme je vous ai aimés. )> Voilà la grande parole

de la vie éternelle. Voilà le commandement dont il

a été dit : « Son commandement est la vie éternelle. »

Mais qui saura compreu<lre, et qui voudra sonder la profondeur de cet admirable mystère? O mon Maître, aidez-moi I

Oui, il y a dans ces paroles la science intime de Timmortalité. L'abrégé de cette science intime est dans ce simple mot, aujourd'hui très -clair k mes yeux : « S aimer les uns les autres , c'est la vie éter- « nelle. »

Comment ceci est-il clairement vrai ?

Deux autres paroles de la vie commencent à l'expliquer. Celle-ci d'abord : « Qu'ils soient un comme A nous^méme sommes un. » Et cette autre : « I^rs- « que deux d'entre vou$ s'unissent en mon nom « sur la terre, je suis au milieu d'eux : et, tout ce c qu*ils demandent, mon Père le fait. »

J'oserai d'abord, o Verbe créateur, afin d'éclairer peu k peu mon faible esprit, comparer le mystère de votre création visible aux saints mystères de

2kU DÉMONSTRATION DE LIMMORTATJTÉ.

votre parole révélée. Je vois donc que, si deux êtres humains s'unissent par Tamour sur la terre, rétonnante puissance de l'union vous oblige à intervenir , 6 mon Dieu , et vous force presque à créer I Vous créez un troisième être humain, là où s'unissent les deux premiers. Je le vois donc, dans ce reflet terrestre, je le vois de mes propres yeux : l'union produit la vie. Et, en ce moment où l'union produit la vie, je vois aussi le reflet terrestre de cette autre parole : « Qu'ils soient un comme nous « sommes un ! » En eflet, trois personnes humaines sont en un. Ija, troisième est le lien des deux : elle est leur mutuel amour. Il y a là quelque imitation terrestre de la vie incréée, et de l'union du Père au Fils, du Fils au Père dans l'unité du Saint-Esprit. Qu'ils soient un comme nous sommes un !

Assurément, ce mystère visible de la génération ne donne pas la vie éternelle , et n'est pas la vie étemelle, mais il en est une puissante image. Par lui, la vie du genre humain se continue. Par lui, le premier homme qui habita ce globe, vit en nous tous qui sommes ses fils. C'est la vie continuée ; c'est la vie développée en multitudes , en races et en générations ! (irande chose assurément !

C'est la loi primitive : « Croissez, multipliez ! » C'est le premier des deux grands mouvements de

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