VU
Tel sera donc, au ciel, le mouvement et le progrès. Telle sera la Itunière, et la vie, et la croissance de la Jérusalem céleste, dont l'Esprit-Saint a dit :
L'agneau est sa lumière! Telle sera Tuniré de Téternelle demeure des créatures intelligentes et libres ! Telle sera Tunité qui ne fera de tout qu'une seule âme, une seule vie en Dieu !
Mais, ô mon Dieu, que ces idées sont loin de la pensée des honunes ! Qui donc s'occupe de l'âine et de son avenir ? Qui donc s'occupe de science , de morale et de religion? Qui donnera quelque attention au peu que je m'efforce d'en balbutier ? Oh ! quand saurons-nous méditer, et voir, ou croire? Quand aurons-nous la foi dans la continuité de la vie que Dieu donne , dans l'inébranlable, stabilité de son œuvre, et dans son idéale beauté ? Quand saura-t-on que tous les rêves sont moins beaux que les promesses de Dieu ? Quand saura-t-on lire c^s promesses dans la raison et dans la foi? Quand aura-t-on la force de croire, ou la puissance de voir que le terme idéal des choses est et doit être, entre toutes les réalités, incomparable en certitude comme en beauté? Quand cessera-t-on de regarder la mort comme l'abime des ténèbres et du néant ? Jusqu'à quand cet épouvantail suffira-t-il pour neutraliser dans les âmes l'espérance, la joie, et l'enthousiasme de la vie? Eh bien, regardons, une bonne fois, b mort en face. Essayons aujourd'hui de la comprendre, et de voir qu'elle n'est point l'obstacle.
LE LIEU DE L*LMi\10RTALITB\ kOS
mais le moyeu I oui, le moyeu de transcendance, le passage et la Pâque, qui mène de cette vie mobile et mêlée à Fincomparable beauté, et à l'incomparable réalité !