‹ De la connexion des sciences physiques, ou Expose simple et rapide de tous les principaux phenomenes astronomiques, physiques, chimiques, geologiques et meteorologiques accompagne des decouvertes et experiences le plus remarquables des savans modernes, tant francais qu'etrangersChapitre 11 sur 112 · MOMENT PRIMITIF DES CORPS; SON INFLUENCE SUR LE SYS- TÈME SOLAIRE · texte numérisé non relu

MOMENT PRIMITIF DES CORPS; SON INFLUENCE SUR LE SYS- TÈME SOLAIRE

Une planète se meut dans son orbite elliptique avec une vitesse qui varie à chaque instant , en vertu de deux forces : l’une, qui la pousse vers le centre du soleil, et l’autre qui . la porte à suivre une tangente' à son orbite; celte dernière force est due à l’impulsion primitive par laquelle la planète » a été lancée dans l’espace : si la force qui la porte à suivre la tangente cessait d’agir, elle tomberait sur le soleil, par l’effet de sa gravité; et si le soleil ne l’attirait pas, elle s’échapperait par la tangente. Ainsi, quand la planète est, au point de son orbite le plus éloigné du soleil, l’action de ce dernier l’emporte sur la vitesse de la planète, et l’attire vers lui avec un mouvement accéléré tel , qu’à la fin sa vitesse surpasse l’attraction solaire; mais la planète s’éloignant avec force du soleil, diminue graduellement de vitesse, jusqu’à ce qu’elle revienne au point le plus éloigné, ,

<4 . MOUVEMENT ELLIPTIQUE. [SeCt.II.]

où l’attraction du soleil l’emporte de nouveau'. Dans ce mouvement, les rayons vecteurs1, ou lignes imaginaires, joignant les centres du soleil et des planètes, parcourent des aires égales dans des temps égaux 3.

La distance moyenne d’une planète au soleil est égale à * la moitié du grand axe 4 de son orbite : si donc la planète décrivait autour du soleil une circonférence de cercle 5 dont le rayon fût sa moyenne distance à cet astre, le mouvement deviendrait uniforme mais le temps périodique resterait le même, car la planète arriverait aux extrémités O du grand axe au même instant, et aurait la même vitesse, soit qu’elle se mût dans l’orbite circulaire ou dans l’orbite elliptique , puisque les courbes coïncident en ces points; mais, dans tout autre point, le mouvement elliptique ou vrai G, serait ou plus rapide ou plus lent que le mouvement circulaire ou moyen 7. Comme il est nécessaire d’avoir dans les cieux quelque point fixe à partir duquclon puisse calculer ces mouvemens, l’équinoxe de printemps 8 à une époque donnée a été choisi à cet effet. La courbe équinoxiale, grand cercle tracé dans les cieux par le prolongement imaginaire du plan de l’équateur terrestre, est coupée par l’écliptique, c’est-à-dire par l’orbite apparente du soleil, en deux points diamétralement opposés l’un à l’autre, et qu’on appelle l’équinoxe de printemps et l'équinoxe d’automne. L’équinoxe de printemps est le point par lequel le soleil passe , en allant de l’hémisphère sud à l’hémisphère nord, et l’équinoxe d’automne, celui qu’il traverse en allant de l'hémisphère nord à l’hémisphère sud. Le mouvement moyen ou circulaire d’un corps, compté de l’équinoxe de printemps, est sa longitude moyenne; et son mouvement elliptique ou vrai, compté également de

■ Note 35. — » Note 36. — 3 Note 3?. — < Note 38. — 5 Note 3g — * Note /(O. — 1 Note 4t — 8 Note 4a.

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