‹ De la connexion des sciences physiques, ou Expose simple et rapide de tous les principaux phenomenes astronomiques, physiques, chimiques, geologiques et meteorologiques accompagne des decouvertes et experiences le plus remarquables des savans modernes, tant francais qu'etrangersChapitre 68 sur 112 · VOLCANS · texte numérisé non relu

VOLCANS

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[Sect. xxv.] VOLCANS. 299

Kamtschalka , et île la va rejoindre les Moluques, en passant par les Kurdes, les des du Japon et les Philippines; des Moluques, elle se dirige avec la plus effroyable violence vers la baie de Bengale , en traversant l’Archipel indien. L’on retrouve encore une autre suite de volcans, qui s étend depuis l’entrée du golfe Persique jusqu’à Madagascar, Bourbon, les Canaries et les Adores. De là, une région couverte de volcans actifs se prolonge sans interruption sur une longueur de i ,ooo milles géographiques environ, (4*4 l'eues à peu près ) , jusqu’à la mer Caspienne , comprenant la Méditerranée, et s’étendant, tant au nord qu au sud, entre les 35e et 4oe parallèles de latitude. Dans l’Asie centrale, une autre région volcanique occupe une étenduede a,5oo milles géographiques carrés (i,o4i lieues carrées environ), à laquelle nous ajouterons encore l’Islande, située à 25° du pôle. Dans toute cette vaste portion du .monde, les feux souterrains sont souvent d’une activité très intense, et produisent des tremblemens de terre et des éruptions si terribles, que leurs effets, accumulés durant des millions d’années, peuvent servir à expliquer les grandes révolutions géologiques d’origine ignée , qui ont eu lieu déjà à la surface de la terre, sans compter celles qui pourront arriver encore , si le temps , — cet clément si essentiel des vicissitudes du globe, — le permet, et si la cause énergique qui les produit ne se ralentit pas.

Mr.Lyell,qui a démontré avec tant d’habileté la puissance des causes encore existantes, a calculé que, l’un dans l’autre, il y a vingt éruptions par an dans les diverses parties du globe; et que plusieurs , même des plus considérables et des plus terribles, doivent se passer, ou s’être passées chez des peuples également incapables d’observer leurs effets, et d’employer aucun moyen propre à en perpétuer le souvenir. Nous n’aurions jamais connu l’étendue de l’éruption violente que fit en 1 8 1 5 le Tomboro de l’ile de Sutnbawa , saps

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