‹ De la conqueste de ConstantinobleChapitre 37 sur 110 · S LX · texte numérisé non relu

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Ligne 8. Si que U cuerê de ehascun, etc. Tool le commencement de ce paragraphe est d'une admirable poésie. Il est impossible de faire une description plus complète et plus expressive eu aussi peu de mots. La pureté du ciel , la faveur du vent , l'aspect imposant de la flotte , tout cela est exprimé puis résumé par ces mots d'une simplicité touchante : Si que li cuers de ehascun s'en resjoïssoU moult durement. Et puis comme au milieu de ce tableau , Villehardouin enchâsse heureusement le souvenir de son œuvre véridique ! Nos prosateurs du xm* siècle sont remplis de morceaux d'un pareil style | et voilà la barbarie du moyen âge.

Lions 10. Cademalée. Aujourd'hui Cap Matée ou Matapan. Ce trespas on promontoire, autrefois nommé Malea, est à l'extrémité de la Morée, en face de 111e de Cerigo, ou Cythère. Variantes t QuademeUe; — Cademelée; — Chademelet.

Ligne 17. Quel gent festoient. C'est la leçon du n° 687. Le n° 455 ajoute : Et ils disent quele gent ce estoit. C'est-à-dire : pour qu'ils eussent à dire. Les éditions imprimées ont eu tort de mettre Et ils distrent qu'il estaient, avec le Ms. 7974* S'ils «« cachaient , ce n'étoit pas pour conter aussitôt leur histoire.

Ligne 18. Se laissa couler. Edit. împ. correr. Ge dernier mot n'a Jamais été françois. Le n* 7974 > porte couler, comme les deux autres.

Ligue 24. Cil fait que saiges, etc. C'est la leçon du n° 687, préférable , à mon avis , a celle des éditions imprimées t. de mil moles voies puet-on ret orner.

Ligne 25. ffigreponty ou Négrepont. l'ancienne tk dEubée.

Ligne 29. André , ou Ândro. Séparée de Négrepont par le promontoire de Cafiarée.

Ligne 37. Bouche de Âvie. Ane, nom vulgaire d'Abjrdos, que

les Grecs modernes et probablement les anciens prononçaient Avydos. C'est, comme on sait , la bouche ou l'embouchure des Dardanelles. Variantes : Boque oTjtne; — Bouche Duide ; — Bouche de Havi; — Iboudiart.

Ligne 38. Le bras Saint-Georges. Autrefois YHellespont, aujourd'hui le Bosphore. « Ainsi nommé, » remarque Du Cange , « à « cause du monastère de Saint-George, surnommé de Mangana, « qui estoit basti hors des murs de la ville sur le rivage , et à l'entrée « du détroit. » (Observations , page 282.)

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