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ion âme la constance de la foi, .! Que ses pieds soient beaux r tous les biens! Donoez-lui, itiun dans ses paroles et dans litude ; qu'il se prenne de baine l'humilité, qu'il aime la Vérité
32 DE lA CONSECRATÏOS EPISCOPALE
armoiries épiscopales. Veritatem non deseram ; on ne trouvera rien de plus beau.
« L'imposition des mains et les deux onctions », tels
LES FIANÇAILLES DE L A Hlaslralians de la Bible, par Schnarr. Paris, Schalgen, — Jésus contompls ■on épouse, qu'il farina da son sang sur la cpoii ; i Le Christ est l'épouT, dit a
sont en définitive les trois riles primordiaux et nécessaires de cette Consécration, et le Pontifical romain nous le fait très lucidement comprendre. C'est seulement après la seconde onction que l'on cesse en effet de se servir du mot electus pour qualifier le nouvel Évêque ; c'est seulement après la seconde onction qu'on le désigne sous le nom de consecratus. II y a ici beaucoup plus qu'une
DE LA COMSBCBATION EPISCOPALB
nuance. Tout ce qui va suivre eera le complément superbe des trois grands Rites.
Que le Gonsécratcur mette alors la crosse entre les doigts du Consacré, en lui recommandant de sévir miséricordieusement contre tous les vices, de juger toujours
sans colère et de conserver en son coeur la tranquillitas severttatis;
Qu'il bénisse ensuite l'anneau épiscopal, ce véritable anneau de fiançailles qui unit pour toujours l'époux pontifical à son Église, qui est le sceau d'un mariage à jamais indissoluble et sans divorce possible ; qu'il lui prêche, comme aux autres époux, une fidélité inviolable ; qu'il lui dise enfin, avec les accents d'un poète : Spoiisain Dei,
sanctam videlicet Ecclesiam, intemerata fide ornatus^ illibâte custodias * ;
Qu'il lui fasse enfin toucher l'Évangéliaire, en lui disant : « Reçois l'Evangile, et prêche-le. Vade et prœ" dica; »
Ces bénédictions, si belles qu'elles soient, n'ont pas le caractère décisif de l'Imposition des mains et des deux Onctions. Entre les rites sacrés, il en est qu'il faut placer au dessus de tous les autres^ et tels sont en particulier ceux qui sont « la forme » des sacrements.
Nous ne sommes encore parvenus, dans le Sacrifice auguste, qu'au commencement de l'Offertoire, et voici qu'une procession se dirige alors vers le milieu de l'autel où le Gonsécrateur s'est assis de nouveau entre les deux Assistants. Celte procession est bien faite pour surprendre aujourd'hui les regards de tous ceux qui ignorent les choses liturgiques : six clercs la composent, avec le Consacré lui-même, et ces six acolytes portent solennellement deux cierges allumés, deux barils de vin dont l'un est argenté et l'autre doré, et deux pains de même parure. Le tout est présenté, comme offrande, au Consécrateur par le Consacré. Ce rite, que des esprits étroits peuvent seuls trouver bizarre, n'est pas notablement différent de cet autre rite, encore pratiqué dans quelques églises de Paris pendant la messe de l'enterrement, et qui consiste à offrir à l'officiant, en ce même instant de la liturgie, une bouteille de vin et un pain. Ces rites remontent tous deux à
1. <c Qu*ayec une inviolable fidélité il se fasse le très pur gardien de cette fiancée de Dieu qui est la sainte Eglise. »
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