‹ De la consécration épiscopale d'après le pontifical romainChapitre 11 sur 19 · DE LA CONSECRATION EPISCOFALE · texte numérisé non relu

DE LA CONSECRATION EPISCOFALE

une très haute antiquité, alors qu'en certains jours de l'année liturgique on oiTrait à l'Église « la matière du saint sacrifice », le pain et le vin qui devaient être consommés par le prêtre et eucharistiquement distribués aux fidèles. On y ajoute ici les cierges, dont le symbole est plus aisé à comprendre et n'a pas besoin de commentaire. Sur ces cierges, comme sur les barils et sur les pains, éclatent les armoiries du Consécraleur et du Consacré. Elles sont très nobles, ces armoiries où la croix tient souvent la plus grande place, et très nobles aussi sont les devises qui accompagnent le blason épiscopal, Pauperes evangelizantUFf par exemple, ou vingt autres encore qui sont comme un rayonnement de l'ÉvaDgile.

La messe continue toujours, et le Consacré, comme nous le disions plus haut, la dit en même temps que le Consécrateur. Même autel, mêmes paroles, mêmes gestes. Il en va ainsi jusqu'à la communion. Sur la patène on n'a déposé qu'une hostie qui sera tout à l'heure rompue en deux parts, dont l'une est réservée au Consécrateur et l'autre au Consacré. Le même calice sert également aux deux évëques, et je ne sais rien, en vérité, de plus profond que ce partage fraternel de l'hostie et du calice. Le baiser que les deux prélats se donnent après l'Agnus Dei ne fait que confirmer une telle union. Qui pourrait jamais la rompre ?

C'est au Consécrateur qu'il appartient de donner cette grande bénédiction solennelle par le Sit nomen Domiai benedictum, que la liturgie romaine réserve aux évêques. Son Benedicat vos retentit dans la basilique, et passe

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