‹ De la consécration épiscopale d'après le pontifical romainChapitre 12 sur 19 · DE LA. CONSÉCRATIOH ÉPISCOPALE · texte numérisé non relu

DE LA. CONSÉCRATIOH ÉPISCOPALE

comme un soufOe divin au dessus de tous les fidèles prosternés. 11 ne reste plus qu'à « introniser n le nouvel

LA. CÉBÉUONIE DK L'INTRONISATION (P. 41;

évéque et à l'asseoir solennellement dans ce faldistorium d'où il va dominer en roi le peuple qui lui est confié. Il convient que sur ce trône il soit revêtu de tous les attributs de son autorité, et c'est pourquoi le Consé-

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«rateur bénit alors cette mitre qui va servir de diadème au Consacré, et ces gants aussi qui vont recouvrir ses mains bénissantes. A l'un de ses doigts, le Consécrateur met ensuite l'anneau des fiançailles épiscopales. Le Consacré est maintenant tout prêt à recevoir les honneurs du trône : on l'y conduit, et la crosse lui est placée en la main gauche. Le voilà dans toute la gloire de sa magistrature et de sa paternité spirituelles. Ses épreuves commenceront dès demain peut-être; mais aujourd'hui c'est l'heure d'une allégresse et d'un triomphe dont il faut rapporter à Dieu tout le bienfait et tout l'honneur. Il n'y a, dans toute la liturgie, il n'y a véritablement qu'un chant qui soit en ce moment possible : c'est le Te Deum. Il est entonné par le Consécrateur et chanté par tout le peuple.

C'est alors qu'un dernier rite vient ajouter un nouvel élément à la beauté d'une fonction où nous avons eu à signaler tant de traits sublimes. Dès les premiers mots du Te Deum, les deux Assistants viennent chercher le Consacré, qui est toujours assis sur son trône, et ils le conduisent alors par toute l'église, en fendant les flots de la multitude chrétienne qui se précipite à genoux sous la bénédiction de son nouveau pasteur. Cette déambulation est superbe et émeut les cœurs les plus rudes. Pas un chrétien, pas un être humain n'est exclu de la tendresse bénissante de l'évéque, et c'est en ce cas qu'on pourrait dire, même à un athée, le mol célèbre de Pie Vil : « La bénédiction d'un vieillard ne fait jamais de mal. » Omnibus benedicit, dit le Pontifical. De sa main en eflfet les bénédictions pleuvent ; les plus rebelles s'agenouillent devant lui et baissent la tête ; les mères lui tendent leurs enfants, et il bénit, il bénit encore, il bénit tou-

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