‹ De la conservation et dela restauration des tableauxChapitre 11 sur 51 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Uft ftEPIINTg.

' Qaaaà on «vin ^leTé le vernis au moyen de Tes-

Wt mitigé de térébenthine, et quMIse sera rencontré

^han^iiits qui auront résisté à Faction de c^ genre

deiietloyage, iL ^udra pour les enlerer doubler là

fcMMe Teeprit en en augmentant la dose ;.dans son

^Mangef avec la térébenthine, comme pour le net-

^l94pé''ji«n Imbibera des cotons de cette préparation,

Ipiiftittlivferàaéjourner sur le repeint en les appuyant.

Bt^'attaaéririrsttÉsanment s^il n>st pas trop ancien ;

idèrs, par ce simple nioyen, avec le grattoir on enlèvera

^tesles paHies amollies en recommençant ainsi Jus-

"^li ee que Ton rencontre le maître.

L^eiseiice pure peut encore être employée à délayer ttàirtever les repeints attendris (1); mais nous préférons le grattoir, puisqu'avec son emploi on est plus sûr de n'enlever que là où il plait, et qu'il est essentiel de ne découvrir la partie repeinte qu*avec mé- ^ode, c'est-à-dire par couches, et avec une égalité parfaite, pour ne pas mettre à nu quelques endroits de la P^te originale, car ils deviendraient alors un embarras ; miserait trop difficile de les réserver, et en achevant son opération on risquerait fort de les altérer.

(i) L'essence de térébenthine employée sans mélange n'a au- ^^ action sur les vieux tableaux qui sont émaillés. Elle ne "•t» pour le nettoiement, qu'à délayer les vieux vernis on rebuts. Mais employée sur des tableaux modernes, elle est dan- ^^euse , car elle délayerait les couleurs originales. Po^ opérer ^r ces sortes de tableaux, il fout y substituer Tliuile.

n arrive souvent que les repeints sont très-vieux ; :^z qu'ils ont acquis avec le temps une dureté presque égale à la pâte du maître. Souvent aussi on trouve plusieurs restaurations posées les unes sur les autres à des époques plus ou moins éloignées. II sera toujours pos sible d*en dégager le tableau ; car ces différentes couches de peintures ne se sont jamais mariées avec leui devancières, parce que la nature des pâtes en 'est ordinairement différente, et qu'entre chacune d'elles il rencontre toujours des saletés de diverse nature, qui les isolent. Aussi, en les enlevant avec ménagement l'une après l'autre, on arrive au maître sans accident notable. Si pour obtenir l'attendrissement de ces repeints il faut agir plusvigoureusement que pour I( précédents : on devra se servir, de ce que nous appelons les applications, c'est-à-dire des cotons imbibéf d'esprit presque pur, que l'on étendra sur toute la surface qu'occupent ces restaurations (4). Ces cotons ainsi appliqués, on enduira leur superficie d'huile, ^ afin de concentrer la force de l'esprit, l'huile empô— chant révaporisation.

On laissera séjourner ces cotons, tout en les renou- — vêlant chaque fois que l'on jugera que l'alcool a perdu de son activité , jusqu'à ce qu'enfin ils attendrissent la — pâte des restaurations. Alors, comme dans l'opération précédente, on les enlèvera par couches en employant les moyens indiqués.

Lorsqu'après un déroulage ou nettoyage par le * doigt, il se rencontre sur le tableau des restaurations (î) qui, par ce mode d'opérer ne peuvent disparaître

(1) Eo ayant soin, toutefois , de ne pas toucher la partie du maître qui ue serait pas couverte de restauration.

(S) Les restaurations d'un tableau dépouillé de son vernis par le déroulage sont faciles à reconnaître, car dès qu'il est extrait

entièrement, il faut recourir à Tesprlt mitigé. Les res*

taoratioDB légères disparaissent par un simple frotte-

niemdu coton. Dans le cas où elles seraient anciennes et

importantes, il faut naturellement se servir du moyen

que nous venons d'indiquer.

Cependant un restaurateur habile ne doit pas enlever toutes les restaurations indistinctement. On peut souvenues utiliser avec avantage, surtout dans les parties oiQl)rée8. Il en est de même pour certaines parties de Vieux vernis qu'il est bon de conserver par places, dans ^^ paysage principalement. Ceci est laissé à Tapprécia* Uon de Tartiste qui les fait souvent contribuer à Ta-» ornent du tableau qu'il rétablit. Mais pour toutes les IMUPties claires, dans un ciel surtout, on doit les faire <&paraitre avec un soin scrupuleux.

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