‹ De La Constatation De La Tumeur D'Invagination Dans Le Diagnostic Des Invaginations IntestinalesChapitre 16 sur 34 · LOVE · texte numérisé non relu

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Cet enfant, qui poussait très bien, n’avait jamais été malade jusqu’à ce jour, s’était plaint le matin de son ventre, avait vomi une fois. Son médecin aurait constaté une selle suspecte, aussi l’a-t-il envoyé à l'hôpital.

Or, depuis le matin, la crise douloureuse ne s’est pas renouvelée. Pas de vomissements, pas d’hémorragie intestinale nette, toucher rectal négatif.

L’abdomen, très souple, partout facilement explorable chez ce gosse qui se laisse facilement examiner, ne contient, nulle part, de boudin d’invagination intestinale. Un lavement baryté injecte tout le cadre colique, le bord interne du cæcum et même le grêle.

L'enfant est mis en observation aux services des Pensionnaires de l’'Hôtel-Dieu. Il y reste quelques jours sans aucune altération de son état. Depuis, ces phénomènes, qui ont motivé l’entrée de l’enfant à l’Hôtel-Dieu, ne se sont pas renouvelés.

OBSERVATION N° IX (Docteur Riou, inédite)

La petite Jacqueline Me... 2 ans 1/2, de la Chabossière en Couëron, est envoyée à l’Hôtel-Dieu de Nantes, le 19 février 1938 par un chirurgien professionnel pour « Volvulus ou invagination ».

Cette petite fille a présenté 6 mois auparavant une crise semblable aux dires de la mère. Cette crise fut caractérisée par des douleurs abdominales, des selles liquides puis sanglantes, une élévation de température à 39°; après quelques jours tout était rentré dans l’ordre.

La crise actuelle a débuté le 17 février au matin par une crise douloureuse abdominale, un peu de diarrhée, sans fièvre. Le 18, un peu de sang dans les selles. Le 19, le médecin appelé l’envoie en ville à un chirurgien qui pratique un lavement baryté et aussitôt note un arrêt de

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