‹ De la constitution des Cortès d'EspagneChapitre 8 sur 21 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Des citoyens espagnols.

Tout comme la France avoit , il y a oo ans , ses citoyens actifs et non actifs, distinction dont il ne ré*-

sulta pas toutefois rie grands avantages, les Coi lès voulurent aussi distinguer les Espagnols des citoyens espagnols. Cependant l'on n'exige pas beaucoup de conditions de ceux auxquels on accorde cette dernière qualité, « Sont déclarés citoyens ( sans s'informer s'ils )> veulent l'être ) tous les Espagnols nés de parens es- » pagnols dans les domaines de la nation de l'un « et de l'autre hémisphère , et domiciliés sur quelque » point de la monarchie espagnole ; de plus , lesélran- » gers qui , outre la naturalisation , ont obtenu des » Cortès des lettres spéciales de citoyen (art. 18 et )> 19 ). » Les jacobins de France, les radicaux anglais , les unitaires germains et les carbonari italiens auront donc le plaisir de se faire délivrer des lettres de citoyens par les Cortès d'Espagne. Entre autres cas spécifiés , cette qualité de citoyen espagnol doit se perdre par l'acceptation d'un emploi dans un autre pays , et môme par une absence non interrompue de cinq années hors du territoire espagnol sans permission du gouvernement. Les citoyens espagnols sont donc de véritables serfs; leur fortune appartient à l'Etat , leurs personnes sont tenues à des services involontaires et indéterminés ( V. art. 8 et 9 ) ; ils n'ont pas la faculté de voyager , et n'osent servir d'autre maître que les Cortès. Certes , ce sont là des principes libéraux d'une singulière espèce ! L'auteur de cet ouvrage , quoique né républicain , ne se soucie nullement d'un tel droit de cité philosophique»

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