CONCLUSION
Nous avons constaté, au cours de cette étude, que la contribution des époux obéissait à deux législations d’esprits différents et nous avons pu voir que leur parallélisme n'allait pas sans heurts et sans difficultés.
Aujourd'hui, tandis que la femme mariée reste, pour ses revenus, soumise aux anciennes règles de contribution des régimes matrimoniaux, la loi de 1907 lui laisse la hibre disposition de ses salaires, et, sur eux, désormais, la femme contribue aux charges directement et sans l'intermédiaire du mari. En revanche, et par un juste retour des choses, sa contribution sur ses salaires, au lieu d’être limitée, varie en proportion des besoins et des ressources de la famille, et la femme est tenue des dettes de ménage sur tous les produits de son travail.
Si cette dualité de systèmes de contribution s'explique historiquement, elle n’en est pas moins illogique ; car, si l'on reconnaît la femme capable d'employer ses salaires pour le bien de la famille, pourquoi lui refuser la même capacité quand il s’agit de revenus ? Aussi,
est-il fort vraisemblable que la contribution organisée