‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 105 sur 256 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Il ne faudrait pas juger l'audace des romantiques d'après la « Réponse à un acte d'accusation * ». Pour reprendre le mot du poète, ce n'est pas un quatre-vingttreize qui commence pour la littérature, mais un paisible quatre-vingt-neuf.

En effet, après s'être égayé de ceux qui veulent soumettre toutes les pièces à l'unité de temps, comme « un cordonnier qui voudrait mettre le même soulier à tous les pieds ' », l'auteur de la Préface reconnaît que si un poète ne doit pas se gêner à priori pour trouver un sujet qui aille aux unités, il n'est pas mauvais qu'une fois la pièce faite, les unités s'y trouvent : à intérêt égal, il aime mieux « un sujet concentré qu'un sujet éparpillé '' ». Il est même si modéré sur ce point que son premier drame, pourtant le plus

d Contemplations, t. I, p. 27.

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