Théâtre, t. IX
A. Ibid., t. VI.
5. Ibid., t. ni, p. 59 : « Toute la foule est en mouvement, on s'arrache
UNITÉ d'action — INTRIGUE — LE ROMANESQUE 135
Ou bien, avec quelques personnages seulement, il forme une intrigue bien enchevêtrée, "pour la dénouer comme par miracle : exemple, son drame de Teresa ' où il s'était rappelé probablement (sans la rappeler au spectateur), la donnée de Phèdre "^ Ou bien, puisant à une source plus romantique, pour son drame de Catherine Howard, Dumas fera descendre dans un tombeau (dans le tombeau de Juliette) Catherine, puis Ethelwood. Pour exciter l'intérêt, tous les moyens lui sont bons; du reste, il arrive à son but; car rien n'est plus intéressant que les drames de Dumas, si ce n'est ses romans.
Ce n'est pourtout pas dans son théâtre que nous pourrons choisir une pièce type, pour étudier l'action dans le drame romantique. Ce n'est certes pas que l'action manque chez lui, mais elle ne mène à rien. Nous voyons passer sous nos yeux des événements multiples, inattendus, qui remphssent largement au besoin un prologue, cinq actes et un épilogue; mais rarement toutes ces péripéties nous conduisent à un véritable dénouement. On est tenté de se dire, en écoutant le mot de la fin : la suite au prochain drame. Il semble que le dramaturge, obéissant à son tempérament de romancier, place à la fin de son œuvre un mot de transition, une pierre d'attente : après avoir constaté la mort de Saint-Mégrin , le duc de Guise ajoute : « Bien, et maintenant que nous avons fini avec le valet, occu-
Ics bannières au milieu d'une lutte presque générale à coups de poing. »