‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 113 sur 256 · Théâtre, t. Ilï · texte numérisé non relu

Théâtre, t. Ilï

2. Déjà dans Chcuies VII, il reconnaissait avoir emprunté le dénouement d'Andromaque, t. M, p. 230, et bien d'autres choses encore. Cf. Mémoires, t. VIII, p. 189-206.

pons-nous du maître ^ », et malgré cette promesse d'un sixième acte, le rideau tombe pour ne plus se relever. « Elle me résistait, je l'ai assassinée », s'écrie Antony, et la pièce en reste là. Nous ne demandons pas la tête d'Antony ^, mais, à ce qu'il nous semble, une étude morale, une analyse de passion n'est complète, au théâtre, que quand le spectateur a vu toutes les conséquences de la crise amenée par cette passion. Que diraient les spectateurs si Horace, après avoir tué Camille, jetait son glaive aux pieds de Procule, et, pour tout dénouement, se contentait de répondre à sa question « Que venez-vous de faire? »

Un acte de justice !

Les drames de Dumas finissent habilement sur un tableau, sur un mot à effet : il tranche la situation, mais il ne la dénoue pas : le spectateur est obligé de partir avec la sensation de l'inachevé.

Prenons donc comme modèle Ruy Blas, où le poète a développé, aussi bien que dans Hernani, ses qualités lyriques, et que de plus il a écrit connaissant mieux son métier, d'une main rendue plus habile par ses trois drames en prose ^

Pour étudier le développement de l'idée dramatique,

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