‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 130 sur 256 · Roi s'iimuse^ a. Il, se. iv · texte numérisé non relu

Roi s'iimuse^ a. Il, se. iv

V. Hugo surtout excelle dans ces oppositions : citons encore le bal, qui ouvre d'une façon si naturelle le cinquième acte d'Hernani, et le duo d'amour exquis qui le suit; le charmant couplet du vieux Job ', où le poète a su prêter à son Titan un sourire malicieux, presque jeune, qui éclaire un instant cette sombre figure sans que le spectateur soit choqué du contraste ^, la scène de séduction où Lucrèce essaye, pour sauver Gennaro, de rallumer l'amour du duc de Ferrare ", enfin la conversation de Saltabadil '' avec Maguelonne qui, tout en recousant le sac, prie son frère de n'y pas mettre celui qu'elle aime. Mais déjà cette scène sort un peu du genre de celles que nous venons de citer. C'est un nouveau genre de grotesque, bien original cette fois : Shakspeare n'en offre aucun exemple; V. Hugo a introduit dans le drame des effets d'ensemble, réservés jusqu'à lui à l'opéra, où le comique n'est destiné qu'à augmenter l'émotion par un contraste immédiat. Citons d'abord tout le quatrième acte du Roi s'amuse, qui, bien mis en scène, devrait produire un effet saisissant; ces deux intrigues qui se développent parallèlement, et qui ne causeraient aucune émotion, si l'une des deux succédait à l'autre, tandis que l'mtérêt dramatique naît de leur juxtaposition ; ce merveilleux quatuor ^ n'est dépassé,

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