T. IV, p
A. M. Biré prétend (p. -443) que « dans sa rage d'imitation l'auteur de Cromiccll va jusqu'à emprunter à Népomucène Lemercier le procédé dont celui-ci s'était servi dans la Panhypocrisiade pour rendre le mouvement d'une foule sur le passage de François 1". » Une ressemblance n'implique pas toujours une imitation. On pourrait attribuer cette remarque à une « rage de dénigrement ».
rùle d'un acteur, le rùlc cFun homme », sorte de nouveau chœur avec coryphée, imaginé par les romantiques. La foule ne joue pas souvent un beau rôle : malgré ses rancunes contre Gromwell, elle lui rend en un instant toute sa faveur \ crie : « Vive Elisabeth! » et Tinstant d'après : « Vive Marie ^! » Dans la Tour de Nesle, dix manants se précipitent sur un seul gentilhomme pour l'assassiner ^.
Dans la Maréchale d'Ancre, nous voyons se dégager de la foule, toujours lâche, un élément généreux, le peuple; il tient, suivant une comparaison d'A. de Vigny, « le juste miheu entre la noblesse et la populace, entre la lie de la nation et la mousse légère qui flotte à la surface ' ». Le peuple, représenté d'abord par Picard'', fait lui-même entendre « sa grande voix » à la cantonade '', enfin envahit le palais du maréchal :