‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 140 sur 256 · Journal, p · texte numérisé non relu

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comme la mer, et l'autre grand parce qu'il la devance, ou grand parce qu'il lui résiste ^ » Mais, dans la pratique, nous voyons que, pour A. de Vigny, la destinée est irrésistible; car, dans la Maréchale d'iVncre, « un regard sûr peut entrevoir la Destinée contre laquelle nous luttons toujours, mais qui l'emporte sur nous dès que le caractère s'affaiblit ou s'altère ~ ». Or, ce sont des caractères affaiblis ou altérés qu'il nous montre : son héros le plus vivant s'écrie : (( Je suis devenu indifférent à ma vie... la Providence... n'avaitelle pas son but en me créant? Ai-je le droit de me roidir contre elle pour réformer la nature? Est-ce à moi de démentir Dieu?^ » Il a une ennemie : laquelle? « Nommez-la comme vous voudrez, la Fortune, la Destinée, que sais-je, moi? ^ »

A une mère, qui lui reproche d'avoir fait son malheur et celui de sa fille, un héros de Dumas répond tranquillement : « Oui, je sais que la fatalité nous pousse "'. »

Un émigré a été pris :

Mairice. — Il faul qu'il paye.

Geneviève. — C'est-à-dire qu'il meure?

Maurice. — Oui.

Geneviève. — Et c'est vous qui me dites cela, vous, Maurice?

Maurice. — Ce n'est pas moi, c'est la fatalité ^.

Maurice aime Geneviève d'un amour irréfléchi. Un de ses amis lui montre son imprudence : « Lorin,

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