Avant propos, p. IG
!}. Chatterton, a. I, se. v.
A. A. H, se. 1.
li. Angde, a. V, se. iii.
(3. Le Chevalier de Maison-Rouge, tableau VII, se. vi.
Lorin, je sens que tu as raisou; mais je suis entraîné,
je glisse sur la pente M'en veux-tu parce que la
fatalité m'entraîne? ' » — « Ce n'est pas moi qui l'ai tué, dit Atliûs qui vient de frapper son ennemi, c'est le destin ! - »
Ce ne sont pas là des paroles en l'air, isolées : l'auteur n'a pas voulu mettre là, en romancier qu'il est, un mol de la fin. C'est toute une doctrine, qui apparaît dans son œuvre entière. La fatalité l'attire. S'il veut adapter au théâtre moderne une tragédie antique, c'est l'Orestie qu'il traduit; comme Athos poignardant Mordaunt, Oreste s'écrie, en frappant sa mère :
Femme, ce n'est pas moi qui conlre toi décide, C'est le destin ^!
Cette force inéluctable, dont on parle tant chez les romantiques, apparaît dans les drames de V, Hugo sous la forme d'une passion, surtout de l'amour. Chez ses héros, la passion est la règle de conduite et leur excuse quand ils faiblissent. L'amour est une fatalité contre laquelle ils ne cherchent pas à lutter. Ils semblent même se complaire dans l'aveu de leur faiblesse : « Jane s'est donnée à un autre, à un misérable, je le sais : eh bien, c'est égal, je l'aime! J'ai le cœur brisé, mais je l'aime! Je baiserais le bord de sa robe et je lui demanderais pardon, si elle voulait de moi; elle serait
d. Le Chevalier de Maison-Rouf/r , tableau VIII, se. ii.
2. ].es Mousquetaires^ tabl. XU. Firmiii ne pouvait jouer Antony parce que « il lui manquait la fatalité qui fait les Orestes de tous les temps. » Dumas, Mémoires, t. VII, p. 177.