‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 146 sur 256 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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Certainement Y. Hugo ne voulait pas dire que son drame, semblable à la tragédie d'Eschyle, devait renfermer des odes et des fragments d'épopées ; ce n'est pas du reste ce qu'il a fait. Yoici, pensons-nous, quelle est au fond la pensée du poète : le drame doit admettre le lyrisme dans les images et dans les passions.

Ne prenons que cette seconde idée K V. Hugo a manifestement cédé à la tentation de tout artiste : il a voulu faire de sa qualité maîtresse l'élément important du genre qu'il traite. Or, V. Hugo était, avant tout et en tout, poète lyrique : son drame est lyrico-dramatique.

Le Ivrisme de V. Hugo, abstraction faite de la forme qu'il lui donne, consiste à ressentir, plus vivement que son lecteur, les impressions que peuvent causer soit un grand spectacle de la nature, soit un événement politique, soit un accident particulier, heureux ou malheureux ; à vibrer^ pour lui emprunter un mot très caractéristique ", et à nous communiquer cette vibration. Par exemple, plus d'un a vu, du haut d'une coUine, s'allumer peu à peu les fenêtres d'un village perdu dans le crépuscule, sans songer comme l'auteur de la préface des Burgraves, à établir une comparaison « entre les étoiles de Dieu, qui s'allument splendidement au-dessus de notre tête, et les pauvres étoiles de l'homme, qui s'allument aussi, elles, derrière la vitre misérable des cabanes, dans l'ombre, sous nos pieds ».

\. Nous avons déjà vu au cli. m ce qu'il faut penser du lyrisme dans les images.

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